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Clip, clip, clip hourra!

06/10/2000

Si les réalisateurs de pubs venus du clip sont nombreux, les créatifs se lançant dans la conception de vidéo musicale se comptent sur les doigts de la main. Les deux univers ne sont pourtant pas si éloignés.

Les strip-teaseurs du filmThe Full Montypeuvent aller se rhabiller. Dans son dernier clip pour le titreRock DJtiré de son albumSing when you're winning,le chanteur Robbie Williams fait plus que tomber le string: allant jusqu'à s'arracher la peau, il finit par exhiber son squelette pour attirer l'attention de créatures de rêve évoluant autour de lui. Si cet effeuillage intégral a choqué, à tel point que la vidéo est amputée de sa fin sur la plupart des chaînes européennes, le clip est en lice pour le prix de la meilleure vidéo aux prochains Brit Awards (les Victoires de la musique anglaises). Réalisé par Dom et Nic, le clip a été conçu par Fred Raillard et Farid Mokart, directeurs de création chez CLM/BBDO. C'est à l'occasion d'une campagne Pepsi que les deux créatifs ont rencontré Robbie Williams, qui leur a confié la conception de «Rock DJ». L'occasion pour Raillard et Mokart d'aborder l'univers musical même si, pour eux, concevoir un clip ou une publicité relève des mêmes méthodes:«Un chanteur, c'est comme une marque ombrelle, dont le single serait le nouveau produit,expliquent-ils.Quand une vidéo passe sur M6, il s'agit de la faire émerger dans un tunnel de clips."Rock DJ"faisait partie d'une stratégie de conquête des Etats-Unis et de l'Asie, où Robbie Williams est encore méconnu. Nous avons donc pensé le film en termes d'impact, en jouant sur l'image de "performer" du chanteur, sa réputation de personnage excessif et son aura de chanteur à succès, entouré de femmes.»Raillard et Mokart planchent d'ores et déjà sur une prochaine vidéo du chanteur. Un exemple encore marginal car, si l'on ne compte plus les réalisateurs de publicité venus du clip, les publicitaires qui y goûtent sont rares.«Par manque de temps et aussi parce que ce n'est pas très bien payé,estime Hervé Riffault, directeur de création de Saatchi&Saatchi et passionné de musique.Dans la plupart des cas, les maisons de disques souhaitent surtout que l'on voie le plus possible la tête des artistes. Lesquels, souvent dotés d'un fort ego, ont des réactions plus irrationnelles que stratégiques lorsqu'on leur propose une idée, de l'ordre du j'aime/ j'aime pas.»

L'avenir de la publicité

Malgré tout, le Club des directeurs artistiques a jeté une passerelle entre les univers publicitaires et musicaux en décernant son Grand Prix 1999 au clip d'Alex Gopher, «The Child», réalisé par Antoine Bardou-Jacquet, qui a depuis travaillé pour Noos et Renault. Gabriel Gaultier, président du Club des DA et directeur de création de Young&Rubicam, déclarait à cette occasion:«Nous avons intérêt à nous inspirer des créateurs, comme Quentin Dupieux et d'autres, qui ont un univers très fort et très personnel. Nous avons trop tendance à recycler toujours les mêmes vieilles recettes et à ne plus voir ce qu'il y a autour.»Le clip semble bien être l'avenir de la publicité. Et vice versa.

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