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Le Grand Prix - Bebloom : la victoire des start-up

13/10/2000

«Oui, l'e-commerce est l'avenir de l'Internet, et des dotcoms peuvent réussir». Tel est le message que les jurés du Grand Prix adressent au marché en récompensant le site marchand de fleurs.

C'est un vote audacieux. En attribuant le Grand Prix Stratégies de l'Internet 2000 à une start-up d'e-commerce, le jury a pris un risque. Le site bebloom.com, ouvert depuis avril, est encore peu connu du marché et doit faire ses preuves. Il vend des fleurs - produit bien adapté à la vente en ligne - et a convaincu par la simplicité, l'efficacité de son ergonomie et l'élégance de son design, en présentation horizontale. Un zoom permet de mieux voir la composition des bouquets. On peut commander en deux clics. Une sélection de roses, un service «livraison le soir et les jours fériés» pour les Franciliens, et du contenu éditorial sont également proposés. Les jurés ont hésité avec pla neteb.fr, lancé par Mattel France et conçu par Ogilvy Interactive. Ce site communautaire du nouveau Club Barbie, destiné aux fillettes, est l'exemple abouti de ce que peut faire une marque classique pour renforcer les liens avec sa clientèle grâce au Net. Pourtant, au dernier tour du vote, Bebloom l'a emporté. Mattel, Ogilvy étaient certes des valeurs sûre, incontestables. Mais le jury a donné un signe au marché, qui semble s'inquiéter de l'avenir des dotcoms et de l'e-commerce. «Oui, l'e-commerce est l'avenir de l'Internet. Et des start-up peuvent réussir»: tel est le message que les jurés, tous patrons d'agences interactives, ont voulu faire passer.

Un symbole des aventures du Web

Ignorant, au moment du vote, l'agence conceptrice de bebloom. com, les jurés ont, sans le savoir, fait coup double: Com'à venir, agence de communication multimédia, Internet et WAP, est également une start-up. Elle a été créée en décembre 1998 par Guillaume Marien - alors âgé de 23ans et étudiant en DESS de gestion des PME/PMI et start-up - avec deux copains designers, Olivier Lalande et Frédéric Veldeman. Cette toute jeune agence a été rachetée en mars dernier par la SSII Cross Systems qui se définit comme une Web agency. Là encore, le jury a fait preuve d'ouverture d'esprit... Son choix en faveur de Bebloom, un nom qui joue à la fois sur le mot fleurs en allemand et l'expression «être épanoui» en anglais, est symbolique des aventures qui se vivent sur le Web. Antoine Clément, son Pdg, n'est pas un jeune loup opportuniste qui gravite autour d'Internet: il a 36ans, a débuté chez TF1 Publicité avant de rejoindre Carat et la régie IP comme directeur marketing d'IP Event Marketing. Quand l'idée de se lancer dans la fleur fait «tilt», il est alors directeur des affaires commerciales à Canal France International. En voyage en 1998 à Naïrobi avec Charles Cuypers (futur associé), il visite par hasard une ferme de fleurs et réalise que la qualité est comparable à l'Europe et que les prix pratiqués, port compris, sont très compétitifs. Un coup de téléphone à Yann Jallerat, copain et fils d'horticulteurs bien connus dans le métier, et l'idée fait son chemin: la réussite suppose de supprimer les intermédiaires... Nos trois hommes créent à l'automne 1999 France Bouquets, dirigé par Yann, qui achète et importe en direct les fleurs et les transforme en bouquets. Charles décroche Carrefour comme premier client de bouquets tout faits et Antoine planche sur le site marchand. Au printemps 2000, un quatrième associé, Ludovic Rodié (ex-Merrill Lynch), les rejoint. Ils créent alors le groupe Bloom Trade qui lève 8MF (1) pour soutenir le lancement de bebloom.com. (1) Auprès de Pyramid Technology, Ventures I et Angel-Invest.

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