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Comment Schneider a lancé son IntraCom

10/04/1998

Schneider a mis au point un Intranet de la fonction communication. La mort du support papier?

Comment parler à 63000salariés dans 130pays? Dominique Pingrenon, vice-présidente en charge de la communication interne de Schneider, se souvient de la situation du groupe en 1993. à cette époque, quand elle a été appelée au siège parisien du conglomérat électrique présidée par Didier Pineau-Valencienne, elle avait recensé plus de 150publications dans le monde, de«toutes les formes et de toutes les couleurs».Il en reste une petite vingtaine, dont deux titres «fédéraux» produits à Paris pour les entités de Schneider avec l'aide de l'agence de communication parisienne Angie:Schneider magazine,une revue bilingue français-anglais diffusée trois fois par an auprès des cadres. EtSchneider news,une lettre mensuelle qui leur donne les grandes orientations du groupe. Surtout, le jeune conglomérat, né à coups de rachats comme Télémécanique ou l'américain SquareD et d'une fusion avec Merlin Gérin, en 1992, s'est lancé cette année dans la communication électronique, toujours avec Angie. Le département communication a créé un IntraCom, un réseau d'échange interne réservé à la fonction communication. Une page d'accueil lui est réservée sur l'Intranet du groupe.«Quand on ne contrôle pas les publications qui sortent de ses entités, il y a deux méthodes. La première consiste à dire aux gens de ne plus faire de journaux; la seconde à leur expliquer qu'une publication n'est pas forcément le support le mieux adapté pour créer de la relation»,constate Dominique Pingrenon. Dans la foulée de l'audit mené sur l'ensemble des journaux du groupe, sa première démarche fut donc d'éditer un guide concret afin d'aider chaque entité à mieux sélectionner ses supports d'information. On y apprend qu'un patron de filiale à l'étranger peut effectivement faire le choix d'éditer un journal interne s'il veut donner à ses salariés un sentiment d'appartenance au groupe.

De Grenoble à Chicago

En revanche, un cadre peut se contenter, s'il s'agit d'animer un réseau, d'une lettre auprès de ses collaborateurs. L'IntraCom, lui, a surtout servi à relier les 200salariés de la fonction communication disséminés dans le monde, de l'attachée de presse italienne au responsable américain des salons professionnels. Le site a été conçu comme un outil de travail, en leur offrant une palette de services. Une filiale étrangère envisage-t-elle de participer à un salon? En se connectant, de Grenoble à Chicago, sur la page d'accueil de l'IntraCom, le cadre chargé du dossier pourra consulter des modèles de stands et en sélectionner un pour le reproduire. Une filiale envisage-t-elle de lancer sa propre lettre d'information? Son chargé de la communication trouvera sur l'IntraCom un guide précis des questions à se poser, une photothèque et même un kit lui permettant de reproduire des maquettes types. Sans parler d'une base d'informations en libre service, également accessible par les filiales. Un salarié qui prépare un exposé peut ainsi, pour nourrir son intervention, y trouver une documentation indexée par pays, ou y consulter des articles publiés parSchneider magazine.Tous les communiqués de presse diffusés par le groupe y sont également archivés. L'intérêt des cette base n'est pas seulement documentaire. Pour le siège, c'est aussi une façon de mieux contrôler tout ce qui sort de l'entreprise, de «faire sans laisser-faire». Pour animer le site, Yolaine Galhié, la directrice du projet, a recruté un peu partout dans le groupe autant de «web masters» que de rubriques spécialisées. Ces salariés ont été sélectionnés pour leur compétence, par exemple les salons, ou les relations avec la presse. Leur mission? Mettre leur rubrique à jour, lire et surtout répondre au courrier des filiales.«L'IntraCom devrait encourager les initiatives locales des différents chargés de communication»,estime la jeune femme. Mais pour elle, cet outil ne remplacera pas les publications papiers.«Le magazine du groupe a une vocation culturelle très importante»,explique-t-elle. Le budget de cet IntraCom serait inférieur au budget annuel des deux publications du siège que l'on peut estimer à un million de francs.«Mais la guerre écrit-écran n'aura pas lieu»,dit Éric Camel, directeur général d'Angie, qui voit dans la communication électronique une belle piste de diversification pour son agence.«Le journal laisse une trace, il engage, alors qu'un site web, plus souple, permet d'ouvrir des débats, de solliciter des réponses.»Cet ancien journaliste estime qu'Intranet conduira forcément les journaux internes à devenir plus hauts de gamme, plus ambitieux et plus chaleureux. Bref, à«faire moins mais mieux».François Kermoal

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