Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

MARKETING

L'offensive de Pernod-Ricard

17/04/1998

Le groupe Pernod-Ricard (19milliards de francs de chiffre d'affaires en 1997) s'est enfin décidé à reprendre la parole après plusieurs années de discrétion. Pendant deux jours, analystes et journalistes se sont succédé à Malaga où siège le groupe de vins et spiritueux Larios, dernière acquisition. Son président, Patrick Ricard, qui a présenté les résultats et sa stratégie, a également évoqué les questions de communication et de marketing.

Vous prévoyez, d'ici aux deux prochaines années, d'introduire Larios sur les marchés français, allemand et italien. Comment comptez-vous installer cette marque? Patrick Ricard. D'abord, Larios n'est pas une marque inconnue sur ces marchés. C'est la troisième marque de gin au monde. Et les touristes habitués à la Costa del Sol et à Ibiza la connaissent bien. Comme nous le faisons à chaque fois, l'essentiel de notre effort portera dans un premier temps sur le secteur des cafés-hôtels-restaurants (CHR) avec des actions de promotion et d'animation dans les points de vente. La publicité viendra plus tard. Quel est le montant total d'investissement du groupe Pernod-Ricard en communication? P.R. Notre budget publipromotionnel tourne autour de 2milliards de francs, soit 10% de notre chiffre d'affaires. Il augmente d'environ 5% par an. Cette somme couvre une vingtaine de marques prioritaires. Et parmi ces vingt, huit ont vocation à devenir mondiales: Ricard, Pernod, Havana Club, Aberlour, Jameson, Clan Campbell, Wild Turkey et Jacob's Creek. D'ici à trois ans, notre objectif est de passer de sept à dix marques classées parmi les cent premières mondiales. Quel bilan faites-vous de la loi Évin? P.R. Cette loi pollue tout. En faisant l'amalgame entre le tabac et l'alcool, elle a beaucoup nui à notre secteur. Les produits étrangers, qui ont la possibilité de communiquer via les radios et les télévisions basées hors des frontières françaises, sont avantagés. Tout cela a favorisé le produit à bas prix par rapport à la marque. Finalement, en France, nous faisons de la publicité plus pour la catégorie du produit sur lequel nous communiquons que pour la marque. C'est dommage pour le consommateur. On aurait sûrement mieux fait de privilégier des opérations de prévention contre l'alcoolisme. Entretien

Envoyer par mail un article

L'offensive de Pernod-Ricard

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.