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Prague ou... Aubervilliers ?

31/08/2001

Depuis quelques mois, les producteurs de cinéma ou de publicité ont à leur disposition, à deux pas de la capitale, de nouveaux studios de tournage. Vont-ils désormais préférer les charmes d'Aubervilliers aux sirènes de Prague ?

Nous sommes devenus des bâtisseurs. »Sylvine Bailly, la fondatrice avec Michel Cazaubiel, il y a bientôt une vingtaine d'années, du groupe de postproduction Image, ne cache pas sa joie. Coincés entre une bretelle d'autoroute et le canal Saint-Denis dans un no man's land de friches industrielles, les studios d'Aubervilliers, sortis de terre en janvier dernier, ont, c'est vrai, belle allure. Au total, le terrain compte trois studios différents, de 1 300 m2, 800 m2 et 400 m2. Le plus grand dispose d'une fosse de 3 mètres de profondeur et d'une hauteur sous grille de 11 mètres. De quoi reconstituer, par exemple, un immeuble de quatre étages. Depuis son ouverture, il ne désemplit pas. AprèsHuit FemmesetSamouraï,le producteur Fidélité Productions y tourne actuellement un troisième long métrage,L'Idole,de Samantha Lang. Les autres hangars ont déjà accueilli, en un mois et demi, pas moins de cinq tournages publicitaires (TSF Alpha pour Panzani et Woolite, Only You pour Calgon, par exemple).

Toutes les prestations couvertes

Ces studios, qui ont nécessité trois ans de développement, ont coûté 35 millions de francs. À côté des trois unités de tournage, deux ateliers, pour la menuiserie et la construction des décors, sont mis à la disposition des équipes de cinéma. Sylvine Bailly explique que ce développement permet à son groupe (75 millions de francs de chiffre d'affaires pour une cinquantaine de salariés permanents) de couvrir l'ensemble des prestations audiovisuelles. Et c'est avec fierté qu'elle emmène le visiteur découvrir les loges réservées aux acteurs. Pour elle, ce confort n'est pas superflu. C'est l'un des atouts qui peut permettre à Aubervilliers de concurrencer d'autres sites, et en premier lieu Prague, destination traditionnelle des productions publicitaires ou cinématographiques.« Aller à l'étranger induit des coûts indirects très importants,souligne-t-elle.Là, à dix minutes de Paris, les conditions de tournage sont optimales. »Pourtant, à en croire François Ruggieri, le responsable de TSF Alpha,« Prague reste plus économique dès lors qu'il s'agit de grosses productions nécessitant de nombreux figurants ou la construction de décors importants. »La vraie concurrence d'Aubervilliers, ce sont donc les studios déjà existants en région parisienne, à Stains, Épinay, Saint-Ouen et Arpajon.« Mais, en France, il y a une demande très forte de lieux de tournage, en particulier pour le cinéma »,note Sylvine Bailly, qui ne se fait pas trop de soucis sur le taux de remplissage d'Aubervilliers. D'ici à un an, trois autres studios devraient même être construits à côté des premiers.

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