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ÉDITION

Bridget Jones et ses clones

19/10/2001

Le roman d'Helen Fielding, Le Journal de Bridget Jones, est un tel succès que les éditeurs publient des clones en série. Les récits, les personnages et l'humour sont copies conformes. Le marketing est passé par là.

Elle se croyait seule au monde et incomprise. Bridget Jones, l'héroïne du roman d'Helen Fielding, publié en France par Albin Michel en 1998, est en réalité cernée de soeurs jumelles. Ces « célibattantes » de papier sont à son image : des trentenaires qui n'ont peur de rien sauf de leur horloge biologique. Elles sont nées du désir des éditeurs de profiter du succès duJournal de Bridget Joneset de son adaptation au cinéma, sortie la semaine dernière en France.

Multiplication des titres

Dans cette mouvance, les nouveaux titres fleurissent. Comédie, la collection de la maison d'édition J'ai lu, en comporte une vingtaine. Le romanMange-moide Linda Jaivin s'est déjà vendu à 35 000exemplaires. On est loin des 450 000copies de l'édition de poche duJournal de Bridget Jones,vendues par J'ai lu depuis février 2000. Mais la performance est tout de même remarquable, d'autant qu'aucun investissement publicitaire n'a soutenu ce lancement. L'éditeur se dit prêt à publier d'autres auteurs, la plupart anglo-saxons, qui déclinent les mêmes trames : une femme trentenaire, active et urbaine menant de front ses régimes alimentaires et ses conquêtes masculines. L'intérêt des lectrices de J'ai lu ne devrait pas retomber, car le tome II du Journal intituléL'Âge de raisonsortira en janvier 2002.

Même la vénérable maison Harlequin s'offre de nouveaux habits. Sa collection Red Dress Ink, lancée pour le moment uniquement en Amérique du Nord, ne porte pas le nom Harlequin.« Ce ne sont pas des romans sentimentaux au sens strict,reconnaît Catherine Beneult, directrice générale d'Harlequin.Les héroïnes habitent New York, elles sont libres et sans complexes. Nous réfléchissons à traduire les titres en France, car les lectrices s'identifient facilement aux personnages. »

La romance ne ferait plus recette ?« Les contenus éditoriaux évoluent pour conquérir de nouvelles lectrices,confirme Catherine Beneult.Dans notre collection Best-Sellers, l'amour n'est plus central. Il suffit que la fiction soit captivante. Nous sommes plus proches des romans de Mary Higgins Clark que des romans d'amour traditionnels. »Les fidèles d'Harlequin ne sont pas au bout de leur surprise. L'éditeur signe aux États-Unis une nouvelle collection de romans érotiques, dont le nom Blaze signifie, en français, brasier.

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