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Comment Elite défend sa marque

18/12/2001

Mise en cause dans les médias, l'agence de mannequins sort de son mutisme. L'enjeu : empêcher que les rumeurs n'affectent l'activité licences qui représente déjà 10 % de son chiffre d'affaires.

L'homme qui fait trembler l'agence Elite »(Capital). « Qui veut la peau d'Elite ? »(L'Express). « Le rachat d'Elite compromis par un scandale qui perdure »(Le Monde). Depuis la rentrée, les titres sulfureux se succèdent dans la presse pour évoquer la première agence de mannequins au monde, 99 millions d'euros (649,40 millions de francs) de chiffre d'affaires et des emblèmes comme Claudia Schiffer, Naomi Campbell ou Cindy Crawford. Un ancien associé de l'agence, Omar Harfouch, relayé par le magazineCapitalet dans les émissions de Thierry Ardisson, a accusé les dirigeants d'Elite de prostitution et de harcèlement sexuel envers des mineures dans les coulisses du concours de mannequins Elite Model Look. Derrière les paillettes et le parfum de scandale, les médias ont souligné l'impact économique de l'affaire. Elite a en effet signé plusieurs accords de licences, représentant près de 10 millions d'euros (65,60 millions de francs) de royalties, qui seraient menacées par ces accusations.

Plusieurs lancements prévus en 2002

Faux, répond Alain Attia, le directeur du département Elite Licensing.« Plusieurs lancements sont prévus en 2002 : des chaussures avec Dresco, une filiale d'Eram, un CD avec Wagram, le même label qui a produit les compilations du Buddha Bar et du Costes, des vêtements avec Maybe. Nous prévoyons aussi de la lingerie, des montres, de la bagagerie. Une licence est en cours pour un parfum. »Mais sans L'Oréal, qui a mis fin aux négociations avec Elite. En revanche, Well ne souhaiterait pas retirer ses collants Elite lancés en août dernier, contrairement à ce qu'écrivaitL'Expressdu 15 novembre.« Ils ont déjà généré 760 000 euros (5 millions de francs) de vente en trois mois, alors que l'on attendait 1,22 million d'euros (8 millions de francs) en un an », soutient Alain Attia.

Arrivé chez Elite il y a deux ans, cet ancien de la grande distribution (Carrefour et Leclerc) se pose en garant du sérieux de l'activité licences. Son ambition : porter la part des royalties dans le chiffre d'affaires du groupe à plus de 30 % en cinq ans. Il aurait d'ailleurs menacé de démissionner si Xavier Moreau, le responsable du concours Elite Model Look d'où le scandale est arrivé, restait en poste. Il a finalement obtenu de mettre la compétition sous la responsabilité d'Elite Licensing. Alain Attia est d'ailleurs en train de consulter deux agences conseils en création d'événements, Publicis Dialog et Le Public Système, pour gérer l'organisation du prochain Elite Model Look et garantir la sécurité des candidates.« Elite Model Look doit retrouver son prestige, avec des relais de communication. En 2003, il sera redevenu un véritable événement »,assure-t-il.

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