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L'envers du décor

11/01/2002

Agence de décorateurs à l'origine, Cristal Concept a évolué en devenant une véritable maison de production photographique, capable de monter toute la logistique d'une séance photo pour la publicité ou la mode.

La dernière campagne pour la marque Kookaï de CLM/BBDO, vous vous souvenez ? Une jeune fille tenant dans ses bras un livreur de pizzas terrassé par sa beauté, dans la position dela Pietàde Michel-Ange... Cette scène a été photographiée dans la salle de classe d'un lycée parisien. En regardant bien l'arrière-plan, on peut même remarquer des dalles ébréchées et la trace d'un tag.« La salle de classe offrait un espace à la fois vaste et confiné qui se prêtait bien aux différents décors de la campagne, le palier et la chambre d'hôtel. Nous avons rajouté une patine dorée pour évoquer les icônes russes. »

Ainsi parle Éric Naudin, qui est, avec Rodolphe Brossard, l'un des dirigeants de Cristal Concept, une agence spécialisée dans la production de photos. Au départ, la société tenait surtout le rôle d'agent d'artistes intervenant dans les décors publicitaires, comme des chefs décorateurs, des « model makers », des sculpteurs ou des peintres. Petit à petit, elle s'est occupée de toutes les questions pratiques, comme prendre en charge le transport du négatif à la fin de la journée ou commander quatre tonnes de sable pour un photographe.

Aujourd'hui, elle centralise toute l'organisation logistique d'une séance photo en relation directe avec le service achat d'art des agences de publicité, comme le ferait une société de production sur un tournage de films.« Si un photographe a craqué sur un vase à New York et le veut absolument pour son décor, nous nous occupons de le retrouver »,explique Éric Naudin.

Demandes insolites

Toujours pour la série des publicités Kookaï, l'agence a reconstitué le sol d'une discothèque en collant des feuilles de couleur sous des plaques de Plexiglas. L'effet disco est garanti et a coûté moins cher à réaliser que la recherche d'une véritable boîte de nuit.« Les tarifs vont de 305 euros pour l'assurance d'une table basse à 30 500 euros pour tout un décor,précise Éric Naudin.Nous avons parfois des demandes insolites. Pour une série du photographe Vincent Peters dansThe Face, nous avons créé un décor entièrement blanc. À la fin, il nous a demandé de mettre le feu au décor. Nous nous sommes occupés de prévenir les pompiers et d'interrompre les prises de vues sur les studios alentour. »

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