Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Boissons

Vin : le roi du marketing frappe en Languedoc

01/03/2002

Le groupe William Pitters, numéro un des bordeaux avec Malesan, lance une nouvelle marque, Jean Beauvillon, cette fois dans le Languedoc.

Il y avait foule au déjeuner de presse qu'organisait, le 14 février, le groupe William Pitters au Carré des Feuillants, grand restaurant parisien du ier arrondissement. Pas seulement à cause de la qualité de la table. Ni même, cerise sur le gâteau, parce que ce déjeuner-débat était animé par Jean-Noël Kapferer (lire l'encadré), dont les analyses promettaient d'illuminer les agapes. La société dirigée par Bernard Magrez y présentait sa nouvelle marque, Jean Beauvillon. Avec elle, le groupe William Pitters espère rééditer en Languedoc ce qu'il a réussi à faire en Bordelais avec Malesan : devenir le leader incontournable du secteur, avec plus de 11 millions de bouteilles écoulées dans le monde dont près de 8 millions dans la grande distribution en France. Seul Castel, qui possède Nicolas et des marques d'eaux minérales, lui dispute la suprématie, avec des volumes voisins, sous la marque Baron de Lestac (anagramme de Castel).

« Parkerisation » des crus

Jean Beauvillon, un nom conçu de toutes pièces, est sorti de l'imagination débridée de Bernard Magrez lui-même. La marque, la première à s'implanter en Languedoc, a des objectifs ambitieux : commercialiser, d'ici à fin 2003, 2 millions de bouteilles. Pour ce faire, elle est bâtie en pyramide. Elle compte un vin de pays d'oc, trois AOC (Corbières, Coteaux-du-Languedoc et Minervois) et trois vins de cépage (merlot, chardonnay et cabernet-sauvignon). D'emblée, Jean Beauvillon est une gamme, avec une offre claire et une hiérarchie de prix (de 2,75 à 3,95 euros) permettant à l'acheteur de choisir sa bouteille en fonction de l'occasion qu'il a de la consommer. Malesan, lancé en 1979 avec un seul cru, s'est d'ailleurs converti aux vertus de la gamme. Reste, pour Jean Beauvillon, à passer l'épreuve de la dégustation. L'amateur ne sera pas étonné d'entendre Bernard Magrez, qui a fait du marketing sa seconde religion, expliquer avoir choisi« des tanins ronds, des vins aromatiques, tant il est vrai que les consommateurs ne veulent pas de choses compliquées qui les bousculent ».Un effet, sans doute, de la « parkerisation » des crus français, du nom du critique américain Robert Parker qui fait la pluie et le beau temps dans le vignoble.

Bernard Magrez, en tout cas, s'est donné les moyens de réussir. Avec le Languedoc, il dispose du plus grand bassin viticole du monde. Vu la crise que les producteurs y subissent, certains seront sans doute satisfaits de trouver une locomotive pour relancer leur terroir. Avec son puissant groupe (William Pitters est le numéro 1 du whisky avec William Peel, le n° 2 du porto, des cocktails et des punchs...), Bernard Magrez peut mobiliser en permanence 65commerciaux sur le terrain. De quoi assurer le consommateur que le linéaire de son point de vente sera toujours réassorti. Pour la vinification, un chai a été construit près de Carcassonne. La publicité n'est pas oubliée non plus, avec une campagne presse en cours de 760 000 euros signée par Publicis Soleil.

Envoyer par mail un article

Vin : le roi du marketing frappe en Languedoc

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.