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INTÉRÊT GÉNÉRAL

Règlement de comptes à la Sécurité routière

22/03/2002

Qui en veut à la déléguée interministérielle à la Sécurité routière ? La question se pose après la publication par le magazine Auto plus de documents internes au service, faussement accusateurs.

Dans son édition du 12 mars, l'hebdomadaireAuto plusn'a pas fait dans la dentelle. À la une, un titre accusateur : « Sécurité routière : le grand gaspillage », sous-titré : « Comment l'argent public est dilapidé ». À l'intérieur, cinq pages d'enquête sur la communication de ce service gouvernemental dont le moins que l'on puisse dire, en toute confraternité, est qu'elles ne sont pas très mesurées. Et pour cause : n'y figurent que des documents comptables internes à la Sécurité routière, sans aucune réponse des personnes mises en cause.« Ils ont pris rendez-vous avec nous avant la parution, et ils ont finalement annulé »,indique-t-on à la Sécurité routière.

Lourde ambiance

Dès le « chapeau » du papier, on s'étonne. Il est rappelé que le budget de communication de la Sécurité routière est de 12 millions d'euros, une somme décrite comme« colossale ».Relevons simplement que, l'an dernier, le secteur automobile a investi dans les médias français 1,35 milliard d'euros. Les documents qui suivent, eux, ne résistent pas longtemps à l'examen, du moins si l'on en croit Isabelle Massin, la déléguée interministérielle à la Sécurité routière.«Auto plusindique par exemple que nous avons payé 13 866 euros pour la simple rédaction d'un dossier de presse consacré à une campagne publicitaire, l'été dernier. Le chiffre est exact, mais il ne correspond pas du tout à la prestation réalisée,explique-t-elle.Cette somme comprend non seulement la rédaction du dossier en question, mais aussi la reprographie, la conception d'autocollants, la fabrication de cassettes VHS accompagnant le dossier, l'édition d'un CD-Rom, etc. À un autre moment de l'enquête, on nous accuse d'avoir payé une " banale photo " 2 815 euros, alors que le photographe que nous employons aurait très bien pu la réaliser. Mais ce photographe travaille déjà pour la revue que nous éditons ! Par ailleurs, le coût est justifié dans la mesure où cette photo, difficile à réaliser, a servi à la page de garde d'un dépliant. »

Le 12 mars,Le Figaro,en possession d'Auto plusdepuis la veille, titre sur six colonnes : « La Sécurité routière jette l'argent par les fenêtres ». Le « scandale » passe au JT de 20 heures de TF1, Europe 1 et LCI l'évoquent, etc. L'enquête d'Auto plusa fait son effet. Reste une question : qui en veut à Isabelle Massin, la madame Sécurité routière ?« Beaucoup de gens veulent travailler à la Sécurité routière, mais je ne me permettrais pas d'accuser sans preuves. »Le coup viendrait de l'interne, pense-t-on à la Sécurité routière, qui suspecte la rancoeur d'un ancien collaborateur parti avec des maquettes sous le bras. L'ambiance risque en tout cas d'être lourde lors de la conférence de presse du 4 avril consacrée à la nouvelle campagne d'affichage de la Sécurité routière.

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