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L'invitée de la semaine : Chantal Thomass

29/03/2002

Le salon de Chantal Thomass, dans son appartement du xvie arrondissement de Paris, est conforme à l'univers de la créatrice de lingerie : raffiné et féminin, avec des fauteuils jaunes et roses, des lampes baroques, un service à thé délicat, etc. Empli d'objets précieux, le décor ne ressemble pourtant ni à un bric-à-brac ni à un musée. Dans cette atmosphère feutrée, la vivacité de la créatrice tranche avec l'image d'estampe japonaise qu'elle renvoie sur les photos.

Elle prépare le lancement du premier parfum à son nom, distribué en exclusivité aux Galeries Lafayette et chez Sephora, à partir du 2 avril. Un rêve qui se réalise, après tous ses déboires avec ses partenaires financiers japonais. En 1995, licenciée de l'entreprise qui portait son nom, elle n'avait plus le droit d'utiliser sa propre marque. Pendant trois ans, elle a travaillé comme consultante artistique pour Wolford, Victoria's Secret, Rien et Rosy. Cette situation extrême a pris fin en 1998 lorsqu'elle a pu racheter sa marque avec l'aide du groupe Sara Lee, propriétaire de Dim, et désormais de l'entreprise Chantal Thomass à 66 %.

Univers multiforme

Les aléas de la vie des affaires n'ont pas altéré son style : Chantal Thomass dessine toujours des dessous mutins où se mêlent, comme dans la dernière collection, motifs écossais et floraux, bustiers bordés de tulle ou soutiens-gorge noirs à pois roses. Cette vision hyperféminine de la femme lui a parfois joué des tours. On se souvient du scandale causé en 1999 par les vitrines des Galeries Lafayette, où évoluaient des mannequins en petite tenue.

Ce tollé la surprend encore :« On m'a reproché de montrer des femmes oisives. Mais j'ai mis en scène des personnages crédibles : on ne va pas au bureau en lingerie. Il y a eu un malentendu car, pour moi, la lingerie sert d'abord à se sentir belle pour soi-même, pas pour plaire à un homme. »

Outre deux collections de lingerie et de collants par an, l'univers Chantal Thomass se décline sur des parapluies, des lunettes, des lampes Berger, et prochainement des dessus de lit. Seul regret pour la créatrice : avoir dû céder ses boutiques, qu'elle a voulu aussi élégantes que son appartement.

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