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Bertrand Burgalat

03/05/2002

Le très seventies Bertrand Burgalat est devenu une référence dans l'univers de la musique électronique. La préparation de son nouvel album n'empêche pas ce touche-à-tout boulimique de continuer à produire, via son label Tricatel, et à travailler pour la publicité.

L'électro-dandy est fidèle à son image. Le polo beige à manches courtes étriqué, le pantalon en velours et le cheveu gras, Bertrand Burgalat reçoit dans son appartement kitsch et bordélique à souhait du 17e arrondissement, à Paris. On tente d'abord de se frayer un chemin parmi les amplis, synthés, claviers électroniques et piles de vinyles seventies.« Je cherche un nouveau local pour notre studio,explique-t-il.Avoir studio et bureau dans le même immeuble, ce n'est pas l'idéal. Alors en attendant, je garde chez moi une partie du matériel. Le problème c'est que le provisoire dure... »Après avoir repoussé un vélo d'appartement dernier cri(« Depuis que j'ai arrêté de fumer, j'ai pris un peu trop de poids... »),on s'installe enfin dans de profonds fauteuils râpés en velours doré, pur style Levitan. Mais l'image excentrique et branchée du« Phil Spector français »,musicien, arrangeur, remixeur, compositeur et producteur de la scène pop et électronique, cède rapidement la place à celle d'un grand garçon de trente-neuf ans plutôt posé et sympathique.

Véritable marathon

Ces dernières semaines, il les a passées à préparer son nouvel album.« Après TSOM[l'album The sssound of mmmusic sorti en 2000],je souhaite faire quelque chose de différent, de plus concis, de moins maladroit aussi. Mais bon, je pense qu'il ne sera finalement pas encore prêt pour septembre. »C'est que l'emploi du temps de ce touche-à-tout polymorphe est plutôt chargé. Pour le seul mois de mai, Bertrand Burgalat et son groupe, l'AS Dragon, tiendront concert à Bruxelles, Amsterdam, New York, Séville, Tours et Londres. Entre-temps, le fondateur du label indépendant Tricatel (en référence à l'usine plastico-alimentaire du film de Claude ZidiL'Aile ou la cuisse),qui a notamment produit les albums de Valérie Lemercier, Michel Houellebecq, Ingrid Caven et Helena, aura fait un détour à Rennes pour voir le groupe Novela qu'il aimerait enregistrer, et travaillera à la sortie des nouveaux albums de l'AS Dragon, Count Indigo et April March, prévus pour la rentrée. Un véritable marathon... Sans parler de ses contributions publicitaires. Après, notamment, « Dessin libre » d'Yves Saint Laurent, Twingo de Renault ou Eurotunnel, il achève une reprise deCasse-Noisettepour Fluocaril avec ses complices, les réalisateurs Olivier Kuntzel et Florence Deygas.« Côté temps, ça va. Je n'ai pas de vie de famille et je ne sors pas. Et puis je ne suis pas trop vacances. Mais j'adore le train. Un lieu idéal pour composer et arranger. Mon rêve : être sponsorisé par la SNCF. »

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