Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

SPONSORING

Le vélo va à vau-l'eau

05/07/2002

La bonne santé financière du Tour de France, qui s'élance samedi 6 juillet, cache un cyclisme peau de chagrin. Les gros sponsors quittent la discipline. Il ne sera pas facile de les remplacer.

Mapei, sponsor italien de la première équipe mondiale, l'espagnol Kelme et les français Bonjour et BigMat viennent, coup sur coup, d'annoncer leur retrait du cyclisme. Après Festina en 2001, quatre autres annonceurs de premier plan s'éloignent du vélo. Miné par une image qui se dégrade, notamment en raison du dopage, le sport cycliste est économiquement en crise. Paradoxe : le Tour de France, dont le départ sera donné samedi 6 juillet, revendique, lui, une excellente santé financière et toujours plus de sponsors...

Le vélo est le seul sport dont le principal événement est géré par un organisateur privé, le groupe Amaury, et non par les instances fédérales. Cette situation atypique se traduit par des retombées financières limitées pour la discipline. Celle-ci ne peut tabler que sur les droits TV des Championnats de France... à la baisse. France Télévisions les a réduits de 230 000 à 75 000 euros.

« C'est historique. Le Tour est né avant nous tous,regrette Jean Pitallier, le président de la Fédération française de cyclisme (FFC).Ce grand événement est forcément bon pour l'image du cyclisme, mais il ne nous facilite pas la tâche. J'attends plus de collaboration. »

Un déficit d'image auprès des décideurs

« Nous travaillons déjà avec la FFC, réplique Jean-Marie Leblanc, président de la Société du Tour de France.Nous aidons les jeunes, les centres de formation et d'autres organisations professionnelles. Le Tour doit rester l'épreuve reine, mais pas au milieu d'un désert. »Pour les sponsors français, il n'existe pas de salut en dehors du Tour. D'où la décision de BigMat, dont l'équipe n'a pas été sélectionnée, de se retirer.

Le problème est moins sensible à l'étranger. En Italie ou en Espagne, les tours nationaux respectifs, moins prestigieux, engagent les petits groupes sportifs locaux. Pas en France.« Nous avons trente-cinq demandes pour vingt et une places,explique Jean-Marie Leblanc.C'est normal, les sponsors veulent être du Tour de France en raison de son exposition télévisée internationale. »Priorité donc aux grands groupes sportifs internationaux, un cercle dont les Français sont quasiment absents.

Outre le dopage, le cyclisme souffre également d'un déficit d'image auprès des décideurs économiques.« Le Tour a un côté populaire qui n'enthousiasme pas toujours les responsables marketing et les agences de communication »,reconnaît Jean-François Richard, directeur marketing de l'épreuve.« Il manque une vraie star qui n'ait pas une image sulfureuse,estime Gilles Bertoni, le président de Sporsora, l'association des sponsors du sport.Lance Armstrong n'a pas cette dimension charismatique. »Au creux de la vague, le sport cycliste attend son messie... et ses nouveaux sponsors.

Envoyer par mail un article

Le vélo va à vau-l'eau

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.