Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

De l'animation chez les producteurs

05/07/2002

Pour faire face à la demande de la publicité et du clip, les producteurs français montent leurs écuries d'animateurs, rivalisant parfois avec les meilleures sociétés étrangères.

Les films publicitaires se peuplent de plus en plus de personnages étranges. Petits bonshommes en quête de poils dans Kiss Cool, cochon débonnaire dans les spots Jeu de l'Oie pour La Française des jeux, éléphant facétieux et écureuil roublard dans les films Caisse d'épargne...« L'animation, en France, était autrefois plutôt destinée aux cibles enfants,remarque Patrick Barbier, patron de Wanda Productions.Mais les annonceurs commencent à se rendre compte que l'animation peut permettre de se différencier et de créer un véritable territoire de marque. »Pour mieux les en convaincre, Wanda Productions organise depuis deux ans le I-Dog Show, présentation de la crème de l'animation, début juin à Paris et en septembre à Londres. L'occasion de découvrir les différentes techniques : 2D, 3D, 3D mêlée de prises de vue réelles, Flash, etc.« On peut faire un film d'animation en deux après-midi avec un logiciel Flash, comme on peut y passer des mois,souligne le producteur.De même, le coût peut varier largement selon les machines utilisées. »

La « french touch » a la cote

Dans ce domaine, les Français n'ont pas à rougir.« Toutes les maisons de production importantes ont désormais leur écurie d'animateurs,affirme Tanguy Dairaine, de Director's Republic, qui a produit un clip d'animation pour NTM avec Marc Maggiori et prépare avec le même réalisateur un long métrage,Ken Kyuu, inspiré deMort à Venise. Le phénomène a suivi le développement du jeu vidéo ainsi que la vague musicale de la french touch, avec des artistes comme Air et Étienne de Crécy, qui utilisaient l'animation dans leurs clips ». La « french touch » s'est exportée, le savoir-faire des animateurs aussi.« Aujourd'hui, il nous arrive d'être en compétition contre des structures comme les studios Aardman [les réalisateurs deWallace et Gromit],déclare Amanda Stubbs, productrice chez Partizan.La radio londonienne Capitol FM est même venue chercher David et Laurent Nicolas, les animateurs du clip des Supermen Lovers. »Les animateurs hexagonaux sont très courtisés. D'où une fuite des cerveaux dans le secteur.« Au générique des films de Dreamworks ou de Disney, on trouve toujours des noms français ! »,note Tanguy Dairaine.

L'explosion de l'animation française ne fait que commencer. En clip, elle reste aujourd'hui cantonnée aux musiques électroniques, mais des artistes plus « classiques » pourraient s'y intéresser. Et on attend toujours le premier grand long métrage d'animation français...

Envoyer par mail un article

De l'animation chez les producteurs

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.

Plus d’informations sur les agences avec les Guides Stratégies