
19/07/2002
Dur, dur, d'être une multinationale ! En lançant régulièrement des marques et des campagnes de communication au niveau mondial, les grands annonceurs se retrouvent au centre de conflits locaux. C'est le cas pour Nike. En France, l'équipementier américain vient, coup sur coup, d'être attaqué pour contrefaçon par deux PME.
Dans le premier cas, une société marseillaise, Texto, vient de gagner en justice. Nike avait utilisé l'une de ses marques, Presto, pour baptiser une ligne de vêtements: le groupe a été condamné à verser 650 000 euros à Texto. Cette dernière a finalement revendu sa marque à l'équipementier. Récemment, c'est une entreprise familiale d'Île-de-France, Sport Color, qui a déposé plainte contre Nike pour plagiat de logo. Dans sa dernière campagne, durant la Coupe du monde de football, Nike a utilisé l'image d'un scorpion déposée depuis une dizaine d'années en France par Sport Color. Aucun accord n'a été trouvé entre les deux entreprises. Le procès pourrait avoir lieu d'ici à six mois. Le problème se pose également aux États-Unis, où Castelli, une marque italienne de vêtements de sport exploitant également un logo de scorpion, envisage une action en justice contre Nike.
Dans tous ces cas, l'équipementier américain préfère le procès à un accord préalable.« Nike sort tant de nouveaux modèles et communique si largement que l'on peut toujours être confronté à ce genre de problèmes »,indique Sophie Kamoun, directrice de la communication chez Nike France.
Trop loin du plan local
Totalement liée aux stratégies internationales, et notamment paneuropéennes, de sa maison mère, la filiale française de Nike dispose d'une marge de manoeuvre limitée. Ce type de soucis apparaît ainsi incontournable pour les structures internationales. Il est devenu quasi impossible pour elles de gérer les problèmes de droits de marques ou de logos au plan local. Un procès ou un accord avec les râleurs semble ainsi un moindre mal.
Réagissez à cet article
Merci de vous identifier afin de pouvoir publier un commentaire :
Identifiez-vous