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BANQUE

Covefi perd son skipper mais sauve son image

22/11/2002

L'abandon surprise de Bertrand de Broc, le skipper qui portait ses couleurs dans la Route du rhum, n'a pas entaché l'image de la banque.

Chavirages, démâtages, avaries diverses... Le départ de la Route du rhum a été marqué par des conditions météorologiques exécrables. Deux tiers des multicoques de 60 pieds ont abandonné la course durant les cinq premiers jours. Dans ce contexte, le cas de Bertrand de Broc, skipper du trimaranCovefi, est un peu particulier... et totalement inédit. Après le chavirage duGroupamade Franck Cammas, le marin a décidé de faire demi-tour et d'abandonner la course en solitaire. Avec un bateau pourtant en parfait état.

Ce choix place le sponsor dans une situation singulière. Thierry Vittu, directeur général de la banque Covefi, accuse le coup :« Je ressens une immense déception. La décision de Bertrand a été difficile et courageuse, elle prouve que les marins ne sont pas des extraterrestres. Je suis surtout déçu pour la banque. On s'est beaucoup investi en énergie, en motivation. Je comprends son geste. En même temps, j'ai du mal à l'accepter. »Pour lui, les valeurs de la voile - courage, aventure, environnement, performance et liberté- qui ont poussé Covefi à choisir ce sport n'ont pas été ébranlées par cet abandon. Il estime même que les retombées ont été plutôt positives en termes d'image, même si rien ne peut encore être vérifié.« On admet qu'un homme puisse être soumis à des défaillances,commente le sponsor,sa décision ne vient pas en contradiction avec le message d'origine qui est celui de la liberté. Nous ne changeons pas notre communication. »La banque continue donc à sponsoriser la carte de la Route du rhum sur Internet et à diffuser un spot de partenariat des programmes de France Télévisions sur la course« avec la volonté d'offrir de belles images au public ».La banque ne veut pas prendre de décision à chaud pour les prochaines courses.« Covefi s'est investie dans la voile depuis deux ans. C'est Bertrand qui a arrêté la course, pas Covefi »,déclare Thierry Vittu.

Des risques liés au sport

Au final, Covefi, qui consacre 1,2 million d'euros par an au sponsoring, semble avoir sauvé l'essentiel. Pour Lucien Boyer, vice-président d'Havas Sport, on peut comparer la situation de Bertrand de Broc à celle d'un« alpiniste chevronné gravissant l'Everest qui serait pris de vertige. Covefi subit cet état de fait car elle vit l'aventure par personne interposée ».En somme, une situation qui fait partie des risques liés au sport. La difficulté pour le sponsor est de rester dans le registre de l'entreprise sans céder à l'émotion, ni au cynisme absolu.« Il faut accuser le coup, essayer de comprendre,reprend Lucien Boyer.Covefi a eu une réaction maîtrisée et une bonne gestion du problème. A posteriori, leur communication a été assez forte et l'opération n'a pas été négative. »Quant à Bertrand de Broc, il attend depuis son retour des nouvelles de son sponsor :« Mon partenaire ne devrait pas être aussi déçu. Les retombées médiatiques ont été les mêmes que si j'avais fini à la troisième place. Le bateau est en bon état et, pour une banque, l'essentiel est de conserver le capital. »Bertrand de Broc est d'ailleurs prêt à reprendre la mer...

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