Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

BANQUE

Crédit lyonnais : bataille à fleurets mouchetés

20/12/2002

L'opposition entre le Crédit agricole et BNP Paribas pour le contrôle du Lyonnais a été jusqu'ici très policée. Chacun avance ses pions très prudemment, en évitant les effets de manches.

La guerre des banques n'aura pas lieu. L'alliance scellée les 14 et 15 décembre par le Crédit agricole et le Crédit lyonnais semblait boucler une affaire relancée à grand fracas le 23 novembre. Ce jour-là, BNP Paribas avait raflé à la barbe du Crédit agricole les parts détenues par l'État dans le Crédit lyonnais au terme d'une vente aux enchères éclair. Lundi 16 décembre, jour du lancement officiel de l'offre publique amicale de la banque verte sur le Crédit lyonnais, le dossier paraissait sur le point de se conclure. On est donc loin de la bataille acharnée que s'étaient livrée BNP, Paribas et Société générale en 1999, tant sur le plan financier que sur celui de la communication.

Communicants actifs

Toutefois, dans les coulisses, les communicants s'activent. Chaque protagoniste dispose d'une équipe resserrée dont la principale tâche est de mener une veille du marché auprès des médias, des milieux financiers et des salariés, de coordonner les messages et de gérer les relations avec la presse. Dans ce genre d'exercice, l'objectif est de convaincre plus que de s'imposer.« Chacun prend soin de ne pas élever la voix »,commente Antoine Sire, directeur de la communication de BNP Paribas.« Depuis la jurisprudence Trichet, suite à la bataille de 1999, les OPA inamicales ne sont pas les bienvenues »,ajoute un conseiller du Lyonnais.

Pour mener à bien ce travail, le directeur de la communication du Crédit agricole, Jean-Luc Pothet, s'appuie sur son agence de RP, Image 7, présidée par Anne Méaux, directement impliquée sur le dossier. BNP Paribas dispose des ressources d'Euro RSCG, sous la férule de son vice-président Stéphane Fouks. La banque présidée par Michel Pébereau s'appuie aussi sur l'agence britannique de communication financière Brunswick. Le Crédit lyonnais, dont le budget de communication financière est suivi à l'année par Euro RSCG Omnium, gère le dossier pour l'essentiel en interne, sous la direction de Nicolas Chaine, directeur de la communication.

Une chose semble acquise : la marque Crédit lyonnais ne disparaîtra pas.« Contrairement à d'autres secteurs d'activité, les clients sont attachés à leur banque,note un conseiller en communication.Les disparitions de marques sont rares sur ce marché. Même rachetés, des réseaux comme Crédit du Nord sont toujours là. »Seule exception : le CCF, devenu HSBC. Un choix stratégique du groupe britannique qui souhaite créer une marque mondiale. Bien que préservé, le Crédit lyonnais n'échappera pas toutefois, avec son futur repreneur, à la gestion du délicat volet social.

Envoyer par mail un article

Crédit lyonnais : bataille à fleurets mouchetés

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.