MARKETING COMMUNICATION MEDIAS
Marques
Agences
Médias

Date de parution :




-- Sélectionnez --
-- Sélectionnez --
Agriculture jardinage
Alimentation
Ameublement décoration
Annonces légales
Appareils ménagers
Audiovisuel photo cinéma
Automobile transport
Batiment travaux publics
Boissons
Corporate
Culture & loisirs
Distribution
Edition
Energie
Enseignement formation
Entretien
Ets financiers assurance
Habillement accessoires textile
Hygiene beauté
Immobilier
Industrie
Information Media
Informatique bureautique
Organismes humanitaires
Parrainage associatif
Publicités diverses
Publicité financière
Santé
Services
Telecommunications
Voyage tourisme

Plan de la rubrique Marques
Voir les dossiers Marques
Votre Flux Rss Stratégies Marques
Accueil > Actualités > Marques > Les Petits Frères des pauvres : Coup de jeune

Les Petits Frères des pauvres : Coup de jeune

09/05/2003 - L'association d'aide aux personnes âgées en difficulté poursuit, avec sa dernière campagne, une mutation en communication engagée dans les années quatre-vingt-dix.

Cet été, Lucien, 82 ans, sera maillot jaune de la solitude. » « Cette année, Louise, 80ans, va tenter la traversée de l'été en solitaire. » À la fois attendrissants et pathétiques, Lucien et Louise s'afficheront cet été dans les principales villes de France. Personnes âgées en situation précaire soutenues par Les Petits Frères des pauvres, elles font partie de la dizaine de petits vieux qui ont prêté leur nom et leur visage pour illustrer la dernière campagne de l'association. Entamée en avril dernier sur le thème du bénévolat (« Rita, 92 ans. Sa vue baisse. Pas son envie de voir du monde »...), la campagne présentera une troisième vague cet automne sur les problèmes de logement (« Simone, 82 ans, 5e étage sans ascenseur »...). En point d'orgue de cette reprise de parole, la nouvelle agence des Petits Frères des pauvres, TBWA\Corporate\Non Profit, a aussi conçu un film grinçant de 30 secondes, diffusé dès juin prochain. La saynète est on ne peut plus explicite. Un placard au fond d'une pièce. La caméra se rapproche. Une main entrouvre l'une des portes de l'armoire. On y découvre... un vieil homme. En voix off : « Il y a, en France, 800 000 personnes âgées de plus de 70 ans qui n'ont pas, dans notre société, la place qu'elles méritent. Les Petits Frères des pauvres. Vivre vieux, mais vivre mieux. »

En se dotant pour la première fois d'une signature publicitaire, l'association tient à affirmer sa mission encore trop méconnue. Depuis sa création en 1946 par Armand Marquiset, Les Petits Frères des pauvres aident pourtant les personnes âgées en difficulté en leur proposant des colis repas, des séjours d'été et la compagnie de bénévoles. Comme chaque année, l'association doit aujourd'hui recruter huit cents bénévoles et susciter de nouveaux dons qui représentent la quasi-totalité de ses ressources.« Or la concurrence est rude et la collecte de fonds plutôt en baisse,note Laurent Terrisse, directeur général adjoint de TBWA\Corporate et cofondateur de Non Profit.En 2002, les associations ont vu leurs dons baisser de 15 à 30 % selon les cas. Or, la communication reste plus que jamais un facteur distinctif.»

Tournant publicitaire

Sur ce point, Les Petits Frères des pauvres ont toujours été très actifs. Fort de son carnet d'adresses mondain, Armand Marquiset, issu d'une famille de la noblesse française, a été l'un des premiers en France à utiliser le marketing direct pour la collecte de fonds. Dès les débuts de l'association, la publicité est largement sollicitée. Mais c'est au cours des années soixante que Les Petits Frères des pauvres décident de systématiser l'utilisation de l'affiche à l'occasion de Noël, les réveillons de l'association étant alors le fer de lance de son développement. Au milieu des années soixante-dix, l'affiche devient également un outil de recrutement des bénévoles. D'abord très classique, elle adopte un ton beaucoup plus décalé après 1980. On peut alors voir en illustration une « mamie tagueuse », un « couple » bénévole-personne âgée sur un pédalo voire sur une moto. Toutefois, le véritable tournant publicitaire a lieu en 1993 avec la création d'un service interne de communication décidant de recourir régulièrement à une agence. Cela se traduira trois ans plus tard, à l'occasion du cinquantenaire de l'association, doublé de l'attribution par le gouvernement du label Grande Cause nationale, par un film remarqué et réalisé par Kessel&Kramer (Planète Spot) pour Euro RSCG Institutionnel : « Léontine. » Grand Prix Stratégies 1997, ce spot met en scène une vieille dame qui n'a pour seul compagnon que son poisson rouge. En 1999, Euro RSCG devenue Corporate revient à la charge avec le film « Irène », réalisé par Jacques Audiard (Bandits). Un changement radical de ton décliné aujourd'hui avec, entre autres, Lucien et Louise. Objectif : apparaître comme l'association de référence sur le 4e âge.


Information traitée dans Stratégies Magazine n°1280

DATES ET CHIFFRES CLÉS

Avril 1946.Création des Petits Frères des pauvres par Armand Marquiset, par ailleurs fondateur de Pour que l'esprit vive, association d'aide aux artistes.

1985.Premières actions en faveur des personnes âgées SDF.

1990.Premières actions dans les services de soins palliatifs des hôpitaux.

1993.Création d'un service interne de communication.

1996.Campagne TV « Grande Cause nationale » signée Euro RSCG Institutionnel.

2003.Nouvelle campagne conçue par TBWA\Corporate\Non Profit.

2,5 millionsd'euros. Budget de fonctionnement annuel.

720 000euros. Budget de communication.

20 000.Nombre de personnes âgées soutenues par l'association.

6 000.Nombre de bénévoles.

2 000.Nombre de personnes hébergées chaque année lors des séjours d'été.

250.Nombre de permanents.

Gérard Richer : « Il nous faut être plus revendicatifs »

Directeur de la communication de l'association, Gérard Richer précise sa nouvelle stratégie de communication et ses ambitions.

Quels objectifs avez-vous assignés à votre dernière campagne ?

Gérard Richer.Il s'agit d'abord d'asseoir la notoriété de l'association sur le thème de la vieillesse. Nous souhaitons devenir l'interlocuteur de référence en matière de 4e âge et d'exclusion. Certes, la notoriété spontanée n'est que de 3 %. Mais nous ne faisons pas partie de l'univers de l'urgence, plus médiatique. Pour affirmer notre positionnement autour du film générique « Le placard », nous lancerons des campagnes thématiques fortes. Cette année sur l'habitat, les années suivantes sans doute sur la santé et l'accès à la culture.

En matière de collecte de fonds, quelle est la politique des Petits Frères des pauvres ?

G.R.Les Petits Frères des pauvres utilisent de longue date une recette qui fonctionne. Mais nous avons besoin d'évoluer car notre source de donateurs se tarit peu à peu. C'est pourquoi il nous faut être plus revendicatifs en nous positionnant plus clairement sur des problèmes de société, afin de viser d'autres populations, plus jeunes. Toutefois, il faut reconnaître qu'il n'est pas facile de se lancer dans des initiatives de la sorte pour une structure ancienne comme la nôtre.

L'association n'a-t-elle jamais pensé à changer de nom ?

G.R.C'est un vieux débat. Les bénévoles comme les personnes âgées que nous aidons n'aiment pas le terme « pauvres ». Ils préfèrent d'ailleurs souvent parler des Petits Frères, même si cela a une consonance religieuse. Mais, il est difficile de perdre un capital existant aussi fort, même si le nom n'indique pas directement la mission de la cause. Il n'y a en tout cas pas de débat sur le sujet actuellement.

Entretien : A.D.

Envoyer par email Réagir à cet article Créer un lien sur votre blog Imprimer
Vos commentaires

Réagissez à cet article
Merci de vous identifier afin de pouvoir publier un commentaire : Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Plus d'informations sur Stratégies.fr

Dans l'annuaire des agences et prestataires :
Tbwa\corporate

STRATEGIES SERVICES