
13/11/2003 - La troisième édition des Créatives Océan Indien récompensera, le 28 novembre à Saint-Denis de la Réunion, les meilleures créations locales. Des travaux totalement méconnus en métropole.
La création publicitaire française ne s'arrête pas aux portes du périphérique parisien. Ni même aux frontières de la métropole. C'est ce que défend Georges-Guillaume Louapre-Pottier, éditeur et rédacteur en chef deMémento,un magazine économique réunionnais.Les Créatives Océan Indien, qu'il a lancées voilà trois ans à Saint-Denis de la Réunion, récompensent les meilleurs travaux des agences publicitaires de la zone.« À la Réunion, il existe une douzaine d'agences qui ont pignon sur rue et, au total, une quarantaine de structures de conseil en communication pour 720 000habitants »,indique-t-il. L'an dernier, un film TV de l'association réunionnaise Rive contre le sida remportait le prix Excellence dans une compétition réunissant des créations de l'île Maurice et de la Réunion.
Pour leur troisième édition, dont la remise des prix est prévue le 28 novembre au Parc des expositions de Saint-Denis de la Réunion, les Créatives ont pris une tout autre dimension. Les 160 campagnes inscrites, dont 85 spots télévisés, viennent aussi de Madagascar, Mayotte, Tahiti, Nouvelle-Calédonie, Martinique et Guadeloupe.« C'est une occasion unique de découvrir une création locale que l'on ne connaît absolument pas »,se réjouit Frédéric Maillard, fondateur de l'agence FMad et président du jury cette année. Le 15 novembre, il choisira avec les trois autres membres du jury (Nicolas Bordas, vice-président exécutif de TBWA\France, Violaine Sanson-Tricard, PDG de Bates Paris, et Antoine Choque, directeur de création du Nouvel Eldorado) les neuf prix, dont le prix Excellence, parmi une présélection établie par un jury réunionnais.« Compte tenu des petits moyens dont disposent les agences sur ces marchés somme toute limités, le secteur est tout de même dynamique »,commente Georges-Guillaume Louapre-Pottier.
Vincent Malone, directeur de création chez Louis XIV DDB et président du jury de la première édition des Créatives, en 2001, est quant à lui un peu plus circonspect :« Il faut bien reconnaître que ces campagnes sont plus proches de la réclame que de la publicité. Mais, de temps en temps, il y a une idée. Et, après tout, c'est le seul prix qui s'intéresse à ces publicités des DOM-TOM. »Pour Frédéric Maillard, ce sera aussi l'occasion d'inciter les agences locales à inscrire leurs travaux pour concourir au prix du Club des directeurs artistiques. En quelque sorte une bouffée d'exotisme dans un monde de bobos.
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