
15/04/2004 - La banque adapte son discours destiné aux PME pour toucher le grand public.
Banque d'une entreprise sur quatre mais de seulement 10 % des foyers français, la Banque populaire renouvelle sa communication TV pour s'imposer dans l'esprit du grand public. Le 18 avril doit sortir un film de 40 secondes, concentré en accéléré de la grande aventure de la vie : la naissance, l'enfance, les études, le mariage, l'arrivée des enfants, l'achat d'une maison, etc. Si l'idée n'est pas révolutionnaire (on pense notamment aux campagnes CNP), elle est transcendée par le traité réaliste du réalisateur Thierry Rajic, qui évite la mièvrerie. Sur ce budget, V (DDB France) a succédé fin 2003 à CLM/BBDO.« Nous voulons nous affirmer sur le marché des particuliers,explique Patrick Maheut, directeur du développement de la Banque fédérale des Banques populaires.Cette communication centrée sur la proximité est chargée de créer une prédisposition favorable. Aux commerciaux d'établir ensuite le contact avec les clients. »
Une première vague de 3,3 millions d'euros
La précédente communication institutionnelle de Banque populaire, débutée il y a douze ans avec des Indiens d'Amazonie, était orientée vers les entreprises. Avec CLM/BBDO, la banque avait tenté de communiquer sur les produits. Les investissements croissants des concurrents, l'arrivée d'ING, la diversification des assureurs sur le marché bancaire l'obligent à clarifier son discours. En conservant les recettes qui ont fait leurs preuves : l'esprit d'entreprise, appliqué cette fois à la vie quotidienne, la signature « Banque et populaire à la fois », qui bénéficie d'une attribution de 43 % (source BVA) et, bien sûr, la chansonFreede Stevie Wonder.
Les 3,3 millions d'euros de budget de la première vague de diffusion sont concentrés sur les chaînes hertziennes, quelques chaînes du câble, et sur le prime time pour assurer l'impact.
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