
Les études le prouvent : le principal facteur d'arrêt est le risque pour la santé. Mais il ne s'agit pas pour autant de tomber dans le morbide, en montrant des poumons sanguinolents ou, comme en Grande-Bretagne, des cigarettes dont s'écoulent des produits visqueux semblables à ceux qui encombrent les artères d'un fumeur.« Si l'on montre des images trop dures, on provoque le rejet, et le message ne passe pas,explique Guillaume Pannaud, président de FCB.Il s'agit de rester dans ce qui est acceptable tout en provoquant un choc. »La stratégie de l'INPES consiste à renverser la norme sociale, qui voulait qu'un temps, le tabac soit synonyme d'élégance et de décontraction, à l'image des stars hollywoodiennes des années cinquante. Aujourd'hui, le fumeur se voit rappeler partout sa sale habitude. La forte volonté gouvernementale, assortie d'initiatives privées, renforce le message. De plus en plus nombreux sont les établissements qui interdisent la cigarette, tandis que la SNCF vient d'annoncer que, fin 2004, tous ses TGV seront non-fumeurs. Décidément, le tabac, c'est plus vraiment ça...
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