
21/10/2004 - L'agence Leg a coproduit le nouveau clip du chanteur en appliquant les recettes de la pub. Impact garanti.
J'en profite pour passer un message personnel. Je cherche une maison de disques. Je suis gentil, propre et bien élevé, et j'ai écritManureva. » Ainsi s'achève le clip desBeaux Yeux de Laure, chanson extraite du dernier album d'Alain Chamfort. Entre la sortie de l'album chez Delabel-EMI en septembre 2003 et la réalisation du clip, Alain Chamfort a été viré de sa maison de disques. C'est cette histoire que narre le petit film drolatique coproduit par l'agence Leg et la société Tout pour s'entendre.
Pas de moyens mais des idées
Son principe ? L'irruption de la réalité - les maisons de disques qui remercient les artistes jugés non rentables - dans l'univers ouaté des clips. Debout dans une usine désaffectée, Alain Chamfort tient dans ses mains des feuilles de papier où sont inscrites les paroles de sa chanson, et les effeuille au rythme de la bande-son. Passé le premier couplet, le texte ne colle plus à la chanson. « Bon d'accord, je me suis pas cassé pour mon clip, mais j'ai une excuse : j'ai été viré de ma maison de disques », peut-on lire pendant queLes Beaux Yeux de Laurecontinue. La suite à l'avenant, avec élégance et autodérision : « Si vous avez des concerts, des mariages, des communions, des ouvertures d'hypermarchés, ça m'intéresse »...
Clin d'oeil au filmDon't look back(1967), avec Bob Dylan, ce clip a coûté seulement 20 000 euros, gravure des DVD envoyés aux chaînes comprise.« Le manque de moyens oblige à avoir des idées »,résume Pierre-Dominique Burgaud, rédacteur de publicité (en partance de chez Devarrieuxvillaret), qui a écrit le script du clip.« Une idée, un angle, ce sont les recettes de la publicité appliquées au clip »,commente Gabriel Gaultier, président de Leg. Pas sûr que tous les spots de pub fassent autant d'effet...
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