
03/03/2005 -
L'analyse de Benoît Tranzer, directeur général d'Ipsos Asi : « On ne dira jamais assez que l'humour, lorsqu'il est au service de la marque et du produit, peut être un formidable levier d'impact. La Française des jeux en a d'ailleurs fait sa marque de fabrique et chaque nouvelle copie nourrit largement un territoire de communication qui lui est très favorablement attribué. Cette spirale de succès est intéressante à méditer lorsque l'on évoque, très souvent, les difficultés qu'éprouvent les marques à émerger publicitairement pour délivrer leurs messages de communication. »
Caroline Berthy, chef de groupe marketing jeux de grattage à la Française des jeux, revient sur le succès de la campagne Vegas.
Quel était l'objectif de cette campagne, quatre ans après le lancement du jeu Vegas ?
Caroline Berthy.Il s'agissait d'augmenter la notoriété de la marque Vegas auprès de notre bassin de joueurs réguliers, surtout les moins de 35 ans. Le tout à l'occasion de la sortie d'un nouveau ticket, d'une carte bonus et de gains intermédiaires supplémentaires. Les deux films, diffusés fin 2004, devraient connaître des piqûres de rappel en 2005.
Plutôt kitsch, ce couple de cow-boys milliardaires dans leur chambre à coucher rose et bleue. Que recherchez-vous avec ce parti pris créatif ?
C.B.Les aventures de Brenda et Brandon avaient déjà fait mouche en 2002. Nous avons décidé de continuer la saga. C'est une parodie des séries américaines, où deux seniors richissimes voient leurs caprices exaucés dans un univers de strass et de paillettes.
Quel bilan en tirez-vous ?
C.B.Certains n'aiment pas. D'autres adorent. Mais le ton décalé de la campagne a été bien décodé par le public. Les scores de reconnaissance sont excellents. Mieux, les cibles passent à l'acte d'achat. Difficile de définir l'impact exact de la publicité sur la croissance du chiffre d'affaires, dopé également par le nouveau ticket ou les pochettes cadeaux à Noël. Mais il est passé de trois à quatre millions d'euros à plus de douze millions d'euros par semaine après la première vague en septembre dernier, puis de sept à huit millions d'euros en décembre.
Propos recueillis par Frédéric Saliba
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