
05/05/2005 - L'entreprise publique a déclenché la polémique avec sa gestion du lundi de Pentecôte chômé.
Travailler 1 minute et 52 secondes par jour en plus toute l'année pour ne pas travailler le lundi de Pentecôte. En annonçant cette mesure, dans un contexte général déjà confus de mise en application de cette Journée de solidarité avec les personnes âgées et les handicapés décrétée par le gouvernement, la SNCF n'imaginait pas provoquer de telles réactions.« Surréaliste », « hallucinant », « ridicule »selon le mouvement Ethic,« choquant »pour le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy. Depuis, Louis Gallois, PDG de la SNCF, ne ménage pas ses efforts pour expliquer sa décision. Sur Europe1, le 22 avril à midi, il évoque« une négociation interne à l'entreprise »et explique qu'à la SNCF,« les journées de travail sont fixées de manière extrêmement précise, à la minute près, et qu'elles font en moyenne 7 h 13 min ».Nouvelle explication de texte, sur RTL, une demi-heure plus tard. À 13 h 14, on le retrouve sur France Inter. Enfin,Le Mondepublie, le 26 avril, ses questions à Louis Gallois.
Une modernité entachée
Suffisant ? À l'heure où la SNCF fait tout pour paraître moderne, avec son nouveau slogan « Donnons au train des idées d'avance », cette affaire tombe bien mal.« C'est l'exemple de la mauvaise utilisation des symboles,analyse Jean-Christophe Alquier, directeur général de Harrison&Wolf.La première précaution en cas de crise est d'éviter le jargon. Or, 1 minute 52 secondes, cela ne signifie rien en dehors de l'entreprise. »Conclusion :« Cela renvoie à la caricature la plus archaïque de ce que sont des relations sociales à la SNCF et va donc à l'encontre de tous les efforts de communication sur la modernité de l'entreprise. »
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