09/02/2006 - Plus d'un Français sur deux considère que lorsqu'un élu envoie ses voeux, c'est pour faire sa propre publicité, selon une enquête TNS Sofres.
Trop tard ! Ceux qui ont oublié d'envoyer leurs voeux devront attendre janvier 2007. Une année de réflexion que les élus pourront mettre à profit pour retravailler leur communication sur ce sujet, car les Français sont plutôt sceptiques quand leurs représentants sacrifient à ce rituel. C'est le principal enseignement d'un sondage commandé à TNS Sofres par le cabinet de conseil Territoires publics, organisateur du concours « Les meilleurs voeux des territoires », qui a attribué cette année le Prix d'excellence à la commune Saint-Joseph de l'île de La Réunion.
Si 44 % des sondés affirment avoir reçu au moins une carte de voeux de la part de leurs élus (maire, président d'intercommunalité, parlementaire, président de conseil général ou régional), ils apprécient diversement l'intention. En effet, 58 % jugent que ces cartes sont « un moyen pour les élus de faire leur publicité » et 38 % estiment que ces voeux sont « une dépense inutile ». « Des résultats décevants, commente Frédéric Duval, directeur général de Territoires publics, alors que la carte de voeux est un support de communication publique qui doit utiliser son capital sympathie pour construire une relation citoyenne avec les habitants ». Mais ces voeux ne constituent « un lien important entre les élus et les citoyens » et « une marque d'intérêt de la part des élus » que pour 19 % des sondés, et « quelque chose qui reflète l'image de la collectivité locale » pour 9 %. Plus généralement, TNS Sofres révèle que si 77 % des Français estiment qu'« envoyer ses voeux » est quelque chose de « sympathique », les électeurs de droite apprécient davantage l'exercice (82 %) que ceux de gauche (76 %).
Réagissez à cet article
Pas encore inscrit ?
merci vous inscrire pour commenter cet article.
Déjà inscrit ? merci de vous connecter
Dans l'annuaire des agences et prestataires :
Tns Sofres
