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Rugby : l'essai reste à transformer

15/10/1999

Outil de promotion inespéré pour le rugby, la Coupe du monde est encore victime de l'amateurime et du manque d'inventivité de ses instances dirigeantes.

Une poignée de spectateurs dans un stade aux trois quarts vide, c'est le spectacle offert lors du match du 10octobre à Murrayfield opposant l'Afrique du Sud à l'Espagne.« Ce n'est pas normal, même si la Coupe du monde de rugby ne peut pas être comparée au Mondial de foot », s'indigne Didier Tibaud, Pdg de l'agence conseil en marketing sportif Derby. On peut en effet regretter que le système des billets couplés façon France98 n'ait pas été proposé aux spectateurs. Certes, le nombre plus limité de matchs et surtout l'éparpillement géographique des rencontres n'y incitaient guère.« S'obstiner à vouloir organiser l'événement dans plusieurs pays, le Pays-de-Galles, l'Angleterre, l'Écosse, l'Irlande et la France, est unegrosse erreur », lance Nicolas Drechou, président de l'agence Sport Events qui peine à écouler son quota de billets. À la Société générale, partenaire de la Coupe du monde, on n'y voit cependant pas d'inconvénient majeur.« Les distances entre Paris, Londres ou Cardiff ne sont pas plus grandes qu'entre Le Cap et Johannesburg et ne gênent pas nos relations publiques», tempère Michel Thibout, responsable des relations presse de la banque. Mais pour Nicolas Drechou, le problème ne se mesure pas qu'en kilomètres :« Pour une Coupe du monde, on veut aller à Twickenham, Murrayfield, Cardiff ou au Stade de France, mais pas à Toulouse ou Béziers où on a l'impression de se retrouver en championnat de France. »Bref, l'organisation de la Coupe du monde de rugby manque encore de professionnalisme.« Aucune médiatisation de l'événement n'a été pensée. Même le tirage au sort est passé inaperçu», regrette Didier Tibaud.« C'est dommage de laisser passer une si belle occasion de valoriser le rugby,renchérit Gilles Portelle, directeur général de l'agence LMG, qui ajoute:On a cependant tendance à surcoter ce sport. Il n'y a tout de même pas beaucoup de disciplines qui peuvent s'offrir un prime time sur TF1. »De fait, avec 5,7millions de télépectateurs de 15ans et plus, le match France/Namibie, diffusé à 21heures sur TF1 le 8octobre, s'est hissé au niveau d'un match du Tournoi des Cinq Nations. Quant au France/ Canada du 2octobre, diffusé un samedi après-midi, il s'est offert 11,6% d'audience sur les 15ans et plus et 47,7% de parts de marché.

Visibilité ou qualité

Le partage des retransmissions entre TF1 et Canal+ laisse cependant perplexes certains professionnels.« On cherche généralement à valoriser la visibilité du sponsor,indique Katie Proctor, présidente de la filiale française de Sport Marketing Surveys.Mais dans le cas des chaînes à péage, c'est plus la qualité de l'audience qui est recherchée. Pour le rugby, où les sponsors sont des marques à vocation grand public, ce choix n'est pas forcément à l'avantage des partenaires »Marie-Pierre Flandin, responsable de la publicité à Ford France, est sur la même longueur d'onde :« Ce n'est certes pas optimal, d'autant que nous n'avons aucun chiffre sur Canal+. Mais nous faisons avec... »

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