MARKETING COMMUNICATION MEDIAS
Marques
Agences
Médias

Date de parution :


Plan de la rubrique Médias
Voir les dossiers Médias
Votre Flux Rss Stratégies Médias
Accueil > Actualités > Médias > Les dossiers chauds de la presse française

Les dossiers chauds de la presse française

02/10/2008 - Voulus par Nicolas Sarkozy, les Etats généraux de la presse doivent s'ouvrir jeudi 2 octobre. L'occasion d'une remise à plat qui pourrait s'avérer douloureuse ou conflictuelle. Etat des lieux.

Nicolas Sarkozy lance ce jeudi 2 octobre les Etats généraux de la presse afin de trouver des solutions aux maux dont souffrent les journaux français. Quatre groupes de travail seront créés pour l'occasion, avant la tenue de journées de réflexion qui devraient donner lieu à un rapport d'étape à la mi-novembre. Ils seront assurés par Arnaud de Puyfontaine (ex-Mondadori) pour la fabrication et l'impression, Bruno Frappat (Bayard) concernant le métier des journalistes, Bruno Patino (ex-Le Monde) pour le modèle économique induit par le numérique, et enfin François Dufour (Play Bac Presse) à propos du renouvellement des lectorats.

A chacun de ces protagonistes, qui se sont retrouvés la semaine dernière au cours d'un dîner avec Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, et Emmanuelle Mignon, ancienne collaboratrice de Nicolas Sarkozy, aujourd'hui en charge des Etats généraux, une seule consigne a été donnée: celle de constituer des groupes rassemblant des personnes de sensibilités différentes sur l'ensemble des problématiques, à la façon du Grenelle de l'environnement. Histoire de rendre incontestable, et donc le moins conflictuel possible, cette grande remise à plat qui s'annonce pourtant à haut risque. Décryptage.

Distribution: la mère de toutes les réformes

C'est sans doute le chantier que Nicolas Sarkozy - qui fut ministre de la Communication dans le gouvernement Balladur - aura le plus à cœur de voir aboutir. Comment permettre aux Français d'accéder à leurs journaux alors que le réseau de points de vente s'est étiolé de plus de 6 000 diffuseurs en vingt ans? Le chef de l'Etat souhaite aller au-delà des 30 000 diffuseurs de presse actuels et sans doute du plan Défi 2010 des Nouvelles Messageries de la presse parisienne (NMPP), qui a permis de créer 500 points de ventes à la fin 2007.

Reste la façon de faire. S'agit-il de donner un grand coup de pied dans la fourmilière, comme le préconise Alain Minc, ex-président du Conseil de surveillance du Monde, qui a qualifié de «verrue» le syndicat du Livre en raison de son poids dans l'impression et la distribution de la presse (il y bénéficie d'un monopole d'embauche)? «Minc fait tout sauf rendre service, juge l'animateur d'une table ronde. A moins de vouloir affronter quatre mois de grève comme Thatcher dans les années 1980.»

Quoi qu'il en soit, Xavier Romatet, PDG de Condé Nast (Vogue, GQ, Glamour...), estime qu'il faut considérer la presse comme «un secteur économique comme un autre» et prendre le risque de déplaire aux syndicats, sauf à transformer ces Etats généraux en une pure opération de communication. Pourtant, les fameux ouvriers du Livre, même bien payés et dotés d'un pouvoir de nuisance incontestable dans la distribution des journaux, ne sont plus la clé du problème. Les imprimeries et les NMPP ont été largement restructurées à mesure que s'ouvraient de nouvelles rotatives et que se négociaient des plans de départs volontaires.

La solution réside-elle alors dans la modernisation des ateliers de fabrication et le portage? Vincent de Bernardi, directeur du Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), y voit «un vrai levier de développement». Aujourd'hui, la PQR se porte d'autant mieux qu'elle est portée à domicile pour 45% de ses exemplaires.

Dans ces conditions, les accords presse-La Poste signés le 23 juillet dernier et qui prévoient 242 millions d'euros d'aide de l'Etat à cette dernière ne font pas l'unanimité. «Chaque éditeur devrait pouvoir choisir le réseau de distribution qui lui convient le mieux. Il serait plus judicieux d'allouer directement une part de ces crédits aux éditeurs de manière à ce qu'ils l'utilisent pour le portage», confie le directeur du SPQR.

Même sentiment pour Alain Weill, patron de La Tribune, qui estime que «ce système coûte moins cher que la distribution postale» et que les titres payants pourraient s'inspirer du modèle des gratuits pour limiter les invendus. Cela tombe bien: Pierre-Jean Bozo, président de 20 Minutes, se dit prêt à «mettre son système de distribution à disposition des quotidiens payants».


Page 1/3
Le rapport Giazzi ou l'option libérale

Parmi les trente-quatre recommandations du rapport rédigé par Danièle Giazzi, certaines ne vont pas manquer de faire débat. La secrétaire nationale de l'UMP souhaite revoir la règle anticoncentration du «deux sur trois» de façon à «autoriser un groupe de médias à posséder une chaîne de télévision, une radio et un quotidien de dimension nationale». Une façon de permettre «la constitution de champions de taille mondiale». Elle appelle aussi à la création d'un observatoire du pluralisme sous l'autorité de Matignon, à «une réforme drastique des imprimeries», à ouvrir le capital de l'Agence France-Presse et à «résoudre la question des droits d'auteur».

Envoyer par email Réagir à cet article Créer un lien sur votre blog Imprimer
Vos commentaires

Réagissez à cet article
Merci de vous identifier afin de pouvoir publier un commentaire : Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

STRATEGIES SERVICES