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Télévision

La crise continue à I-Télé

03/11/2016 - par Alain Delcayre avec l'AFP

Pas de sortie de crise en vue chez I-Télé où les salariés ont voté mercredi 2 novembre leur 18e jour de grève d'affilée tandis que la direction a décidé de ne diffuser que le débat de la primaire de la droite, sans émissions spéciales. La rédaction s'était engagée à ouvrir l'antenne de 18h30 à minuit jeudi malgré la grève pour accompagner ce deuxième débat de la primaire de droite qui aura lieu en direct de 20h30 à 23h00, et sera diffusé simultanément sur BFMTV, RMC et Dailymotion.

Les grévistes comptaient toutefois diffuser à l'antenne un message expliquant leur mouvement. «Mercredi, la direction d'I-Télé a décidé de ne pas diffuser d'émission spéciale prévue avant et après le débat de la primaire de la droite et du centre», a annoncé dans un communiqué la SDJ mercredi. «La rédaction en grève s'était organisée depuis le début de la semaine pour tenir cet engagement. Elle déplore la décision de la direction et reste mobilisée si celle-ci devait changer d'avis», poursuit la SDJ.   

 

17 ans vendredi

 

Contactée par l'AFP, la direction de Canal+ a confirmé que sa chaîne d'information ne diffuserait que le débat sec, sans plus de précisions. «Craignaient-ils qu'on débarque sur le plateau? L'idée était loin de nous. Nous voulions faire notre métier de chaîne d'info», a déploré un journaliste. Thierry Solère, président du comité d'organisation de la primaire, a «pris acte» de cette décision. «Notre accord avec la direction porte sur la diffusion du débat donc il est respecté. Je remercie les journalistes pour leur mobilisation et je leur souhaite de trouver une solution pour résoudre ce conflit», a-t-il indiqué à l'AFP.   

La grève a été reconduite mercredi midi pour 24 heures par 78% des votants (92 favorables, 6 contre, 20 votes blancs), selon Milan Poyet, un porte-parole des grévistes. La rédaction de la chaîne d'info du groupe Canal+, qui doit fêter ses 17 ans vendredi, réclame notamment le départ de l'antenne de l'animateur Jean-Marc Morandini, mis en examen «pour corruption de mineur aggravée», ainsi qu'une charte éthique, un projet précis et des moyens accrus. Les salariés ont «renouvelé» mercredi «leur volonté de dialogue avec la direction pour trouver une issue à la crise», selon le communiqué de la SDJ.   

 

Dans l'attente de l'avis du CSA

 

Le tribunal de Nanterre, qui examinait mercredi un référé syndical mettant en cause la direction pour le déménagement imprévu d'une partie des bureaux d'I-Télé le 22 octobre, rendra sa décision le 16 novembre. Réalisé pour faire de la place à la rédaction de Direct Matin, le déménagement n'avait pas eu l'aval du comité d'hygiène et de sécurité de l'entreprise.    Selon Milan Poyet, un porte-parole des grévistes, la décision du tribunal, si elle est favorable aux salariés, «enverra un message sur la méthode de management de Bolloré» (président de Vivendi, propriétaire de Canal+).   

Autre décision attendue par les grévistes: celle du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), qui devrait statuer ce jeudi 3 novembre après avoir été alerté par des salariés et des représentants syndicaux de la chaîne. Ils accusent le groupe Canal+ de violer plusieurs obligations prévues dans la convention qu'iTélé a conclu avec le régulateur, notamment en laissant son actionnaire intervenir sur son contenu éditorial et en mélangeant information et divertissement.

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