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Télévision

Vendée Globe, une couverture TV open bar

06/11/2016 - par Bruno Fraioli, aux Sables-d'Olonne

Ne cherchez pas la ligne «droits tv» dans les recettes financières du Vendée Globe : ils sont inexistants. La course à la voile offre gratuitement les images de la course aux chaînes. C'est le choix de la visibilité maximale.

Trente-trois chaînes diffuseront en direct le départ du Vendée Globe, dimanche 6 novembre. C'est pratiquement le double de l'édition précédente, en 2012, et le record pour la course à voile autour du Monde. Pourtant, l'organisateur ne touchera pas un centime en droits TV. Propriétaire et organisateur de la compétition, le département de la Vendée a fait le choix de la visibilité maximale de l'événement. Le Vendée Globe paie même pour sa couverture TV.

Sur un budget global de 12,3 millions d'euros, les coûts techniques audiovisuels sont estimés à un million d'euros. Une facture payée par le Vendée Globe. L'organisateur a confié la production à Nefertiti et ASO (Amaury Sport Organisation). Les deux sociétés assurent aussi la «vente» des images. Et sur ce point-là, il n'y pas d'exclusivité. Toutes les chaînes peuvent demander l'accès aux images: les directs du départ ou des arrivées, les vacations avec les skippeurs, les résumés quotidiens... Les télés, qui signent tout de même un contrat, n'ont à payer que quelques centaines d'euros de frais techniques. 

Le rôle de Nefertiti et ASO, payés directement par le Vendée Globe, est d'assurer la production, la bonne livraison des images aux chaînes et de développer la visibilité mondiale de la course. Cette année plus de 25 chaînes internationales seront en direct, notamment au Japon, pour suivre le skippeur local Kojiro Shiraishi. D'ailleurs, sa seule présence mobilise un contingent d'une vingtaine de journalistes nippons aux Sables-d'Olonne.

Le ROI ? Les retombées médias !

Le modèle économique du Vendée Globe est unique dans l'univers des grands événements sportifs. Généralement, ces derniers cherchent plutôt à vendre, parfois à prix d'or, leurs droits de diffusion en privilégiant l'exclusivité. Ici, c'est tout l'inverse: la diffusion est un coût! Le retour sur investissement se calcule avec les retombées médias. Une démarche qui plait aux partenaires des skippeurs: ils profitent de cette exposition.  

Dimanche, le départ de la course prendra des airs d'étape du Tour de France. La sortie des bateaux, à partir de 8h45, sera couverte dans le chenal par une douzaine de caméras. Puis, en mer, une fois en mer, les monocoques seront filmés par deux vedettes et trois hélicoptères. La production technique, confiée au vendéen AMP Visual, a également équipé cinq bateaux (PRB, SMA, Edmond de Rothschild, Le Souffle du Nord, Newrest-Matmut) de caméras embarquées. Le départ effectif sera donné à 13h02. Pourquoi aussi précisément ? Simplement pour être en direct dans les JT de la mi-journée! Toujours cette maximalisation de la visibilité.

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