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Télévision

Dans les coulisses des NRJ Music Awards

14/11/2016 - par Amaury de Rochegonde

Il y aura bien une dix-neuvième édition des NRJ Music Awards. Le PDG de TF1 Gilles Pelisson l'a confirmé à Stratégies, samedi 12 novembre, en marge de la manifestation. Ce n'est pas le lancement de la Seine musicale sur l'île Seguin en début d'année 2017 qui changera quoi que ce soit au soutien de la Une à cette cérémonie qui est sans doute controversée mais rapporte pas moins de 5,3 millions de téléspectateurs sur une soirée, 29% de part d'audience, 42% auprès de la femme responsable des achats de -50 ans et pas moins de 62% de pénétration sur la cible des 15-24 ans. Avec cinq coupures de publicité, c'est là une aubaine pour la régie de TF1, le producteur et diffuseur TV qui bénéficie de la puissance de la marque NRJ auprès des jeunes. "C'est de très loin l'émission la plus jeune de TF1" affirme même Kevin Benharrats, le patron de NRJ Global.

 

Hiatus et incidents techniques
Les couacs techniques, cette année encore, n'ont pourtant pas manqué. Matt Pokora, qui comptait sur cette soirée pour assurer le lancement de son album de reprises de Claude François, a dû affronter une panne de micro en plein refrain de "Cette année-là". Jenifer a fait la même expérience sur sa chanson phare, "Au Soleil". De quoi se demander si un micro à fil ne serait pas préférable pour assurer la continuité du spectacle. "Impossible, certains artistes exigent le Hi Fi sans fil et, de toute manière, ils ne pourraient pas danser ou bouger avec un micro à fil", explique t-on à la production. On n'a pourtant pas le sentiment que Cloclo était immobile du temps du micro en pied argenté, mais admettons...


Autre reproche adressé aux "NMA", un certain hiatus entre les stars francophones, bel et bien au rendez-vous, et les stars internationales qui sont choisies par le public... mais assez peu présentes. Une façon de dire que ces dernières se moquent pas mal de cette soirée cannoise ? Si l'édition 2016 n'a pas échappé à ce sempiternel reproche, patent avec l'absence de Justin Bieber, récompensé des prix de l'artiste international et de la chanson internationale de l'année, des grands noms comme Robbie Williams, Bruno Mars ou Coldplay avaient fait le déplacement, tout comme les Twenty One Pilots ou Enrique Iglesias. Des esprits chagrins, comme Charlotte Moreau du Parisien, verront derrière "ce palmarès dont on se doute qu'il est dicté par la disponibilité des vedettes" un lien avec le fait que les présents soient pour la plupart récompensés... Par ailleurs, peu de surprises dans ce spectacle très chorégraphique, longuement répété et préparé. L'hommage à Léonard Chohen fut minimaliste alors qu'il était question de laisser un artiste interpréter une de ses chansons sur scène. Et Renaud, attendu, n'est pas semble-t-il pas venu.

 

Des instructions aux Twittos
Il n'en reste pas moins que les NMA sont un véritable show parfaitement millimétré qui en met plein les yeux et les oreilles. La magie opère sur scène et auprès du public, si l'on en croit les fans...et le patron de TF1 qui n'était pas le dernier à se déhancher dans la salle. Avant même le début de la cérémonie, Nikos Aliagas prend le relais du chauffeur de salle avec une instruction "essentielle": "Jouez le jeu, évitez de Twitter tout de suite les noms des gagnants, il y a un décalage de deux à trois minutes par rapport à l'antenne". Pour des raisons de sécurité, imposées par l'Etat d'urgence, il est en effet demandé à tous les diffuseurs de directs de décaler de quelques minutes l'envoi de leur signal afin de dissuader toute personne de prendre l'antenne en otage. C'est le cas pour Danse avec les stars ou The Voice, deux autres émissions musicales diffusées par là Une.


La production cherche ainsi à contrecarrer les "spoilers" de la cérémonie. Il faut dire que l'enjeu est énorme, aussi, en matière de résonance sociale pour la première chaîne de France. Premier hashtag de la soirée, les NMA sont pour la chaîne l'occasion d'intégrer les conversations des plus jeunes et de s'imposer comme une marque légitime auprès d'une génération biberonnée à la vidéo sur Internet et aux réseaux sociaux. "Il n'y a que les NRJ Music Awards qui arrivent à réunir autant d'artistes français et internationaux de cette envergure dans un cadre exceptionnel, relève Maryam Salehi, directrice délégué du groupe NRJ. Cela conforte encore la puissance de notre marque sur l'univers du divertissement". Jean-Paul Baudcroux, le patron fondateur du groupe, remarque d'ailleurs que seul le Festival de Cannes arrive à fédérer davantage de stars à Cannes.

 

Pour NRJ, c'est aussi l'occasion de démontrer sa pertinence auprès de sa cible des Millennials (15-30 ans) qui intéresse les annonceurs partenaires de l'événement (Café Royal, Crédit mutuel, Renault, Sécurité routière...). Un événement dont Maryam Salehi regrette qu'il ne puisse bénéficier d'une mesure de l'audience passive et dépende, comme l'ensemble des programmes, du relevé déclaratif et trimestriel de la 126 000 de Médiamétrie. Heureusement, il reste le "retentissement extraordinaire sur les réseaux sociaux", rappelle-t-elle, qui alimente le bouquet de web radios de NRJ dont la segmentation colle aux artistes (avec une web radio sur maître Gims, par exemple) et qui vient de dépasser les 60 millions d'écoutes actives par mois. Presqu'une par Français.

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