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Communication politique

Hamon/Valls, attaque et contre-attaque

25/01/2017 - par AdR, avec AFP

«Ca me rappelle quelque chose», a commenté sur Twitter Gilles Boyer, l'ancien directeur de campagne d'Alain Juppé à la primaire de la droite et du centre, à l'occasion de la polémique sur les propos tenus par Manuel Valls, au sujet de Benoît Hamon, nouveau favori de la primaire de la Belle Alliance populaire.  Dans une interview mardi 24 janvier à France Info, invité à réagir sur les propos du député des Yvelines sur l'absence de femmes dans les cafés populaires, qui tendraient à relativiser l'absence de mixité prônée par certains islamistes, l'ancien Premier ministre a lâché: «Il y a des risques d'ambiguités, des risques d'accomodement»  avec l'islamisme radical chez son rival.

Manuel Valls, qui a déclenché une rude «campagne totale», se retrouvera face à Benoît Hamon ce mercredi 25 janvier au soir pour l'unique débat télévisé avant le second tour de la primaire socialiste. Son positionnement ne varie pas: il est le candidat de la raison pour donner ses chances à la gauche de gouvernement à l'élection présidentielle face à Benoît Hamon, pour qui il s'agit de «faire battre le coeur de la France», comme le clame son slogan de campagne.

 

Les équipes sur les dents avant le débat

L'un reproche à l'autre d'avoir un projet fait de «promesses irréalisables» avec le revenu universel d'existence; l'autre d'être englué dans des solutions faussement «réalistes» qui n'ont pas fait la preuve de leur efficacité.

Manuel Valls, dont le slogan est «une République forte, une France juste», bénéficie depuis plus de trente ans des conseils en communication de son ami Stéphane Fouks, vice-président d'Havas Worldwide, groupe présidé par Yannick Bolloré. Après avoir fait feu lundi 23 janvier sur le revenu universel de l'ancien ministre de l'Education, l'ex-Premier ministre a attaqué son adversaire sur sa position en matière de laïcité. Il la juge «ambigüe» face à l'islamisme radical.
A partir de 21h ce soir, sur TF1, France 2 et France Inter, les deux candidats seront interrogés par les journalistes Gilles Bouleau, David Pujadas et Alexandra Bensaid. Ils auront deux minutes par réponse et pourront répliquer s'ils sont interpellés. Trois thèmes sont au programme: le travail, avec notamment le revenu universel qui a polarisé le débat de cette primaire; l'environnement et la transition énergétique; et la sécurité, le terrorisme et l'international. Les soutiens des deux camps sont venus contrôler, hier, le dispositif mis en place dans le studio pour ce soir.

«Pas le pays des Bisounours» 

Le  député vallsiste de l'Essonne Malek Boutih accuse son collègue des Yvelines, élu de Trappes frappé par les nombreux départs de jihadistes, d'être «en résonance avec une frange islamo-gauchiste». Dans ce qu'Olivier Dussopt, porte-parole de Manuel Valls, a baptisé la «campagne totale», ces coups portés à la camaraderie socialiste suscitent l'enthousiasme de la bataille chez certains. Beaucoup de militants en revanche manifestent leur inquiétude et en appellent au calme.

«Les vallsistes mènent une politique de la terre brûlée. Ils cognent comme des sourds pour mobiliser un maximum, mais cela ressemble à une attitude de mauvais perdants», a déclaré mardi 24 janvier un soutien d'Arnaud Montebourg, rallié à Benoît Hamon et dont les électeurs seront décisifs au deuxième tour.
«Le débat d'idées, le débat sur la clarification, ce n'est pas le pays des Bisounours, hein. On ne joue pas dans une cours de récréation», réplique le député pro-Valls Philippe Doucet. Côté Hamon, on banalise l'offensive. «Tout ce qui est excessif devient vite insignifiant. Je pense qu'on est là très loin au-delà de l'excessif, donc on doit être aussi très loin au-delà de l'insignifiant», affirme son directeur de campagne, le député Mathieu Hanotin. «Ils ne vont pas se crêper le chignon, ça ferait le jeu de Macron et Mélenchon», espère le sénateur Luc Carvounas, proche de Manuel Valls.
Abstentionniste au premier tour pour cause de déplacement en Amérique du Sud, François Hollande ne votera pas non plus au second, selon son entourage. Les trois premiers débats de la primaire ont été suivis respectivement par
3,8 millions, 1,7 million et 3,1 millions de téléspectateurs. Lors de la primaire de droite, c'est le quatrième et dernier débat, Juppé-Fillon, qui avait été le plus suivi, réunissant 8,5 millions téléspectateurs.

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