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télécoms

SFR met les contenus au centre de sa stratégie

29/01/2009 - par Anne-Lise Carlo

Positionné depuis trois ans sur la musique, l'opérateur de téléphonie fixe et mobile, depuis sa fusion avec Neuf Cegetel, affiche ses ambitions face à Orange.

SFR présente… Thierry Zemmour. À l'occasion du Midem à Cannes, quelques jours avant de faire face aux quelque 400 000 clients privés de leur abonnement du fait de la tempête dans le Sud-Ouest, l'opérateur a mis sur le devant de la scène l'homme des contenus du nouvel SFR. Familier des grands chantiers de SFR depuis onze ans, Thierry Zemmour sait de quoi il parle. Des services mobiles au développement du réseau 3G, il connaît la maison comme le portable de sa poche.

Depuis la fusion de SFR avec le fournisseur d'accès Neuf Cegetel en 2008, c'est sur la nouvelle stratégie de l'opérateur qu'il est attendu. Une stratégie devenue à la fois fixe et mobile. «La musique, les jeux, les contenus audiovisuels, le sport et “l'infotainment” sont nos cinq axes prioritaires», explique-t-il.

Objectif : que les contenus deviennent un relais de croissance en chiffre d'affaires. Il s'agit de pallier les baisses de tarifs sur les communications, d'attirer de nouveaux clients et de fidéliser les actuels. Cela ne vous rappelle rien ? SFR tient un discours identique à celui de son concurrent Orange. Il projette d'ailleurs lui aussi de rendre son offre disponible sur les trois écrans (mobile, Web et télévision).

Mais les ambitions diffèrent. Car, même si le nouvel SFR dit pouvoir rivaliser avec l'opérateur historique, il ne semble pas pour l'instant envisager une SFR TV éditorialisée. «Nous revendiquons notre rôle d'agrégateur-distributeur de contenus exclusifs. Construire une chaîne TV et une programmation, c'est un métier. Or, nous n'y voyons pas de création de valeur pour SFR», estime Thierry Zemmour. Et d'ajouter : «Via le bouquet Neuf sur l'ASDL, nos clients ont déjà accès aux offres de Canal+ et Canalsat. Maintenant, si Orange Sports voulait aussi y être référencé, nous ne serions pas contre.»

Le pari de la musique numérique

Plutôt que de se pencher sur une offre grand public, SFR entend d'abord se concentrer sur la monétisation de l'audience de ses portails Web et mobile (5,5 millions de visiteurs uniques mensuels sur le second). Derrière sa stratégie de contenus, il mise sur une forte activité de sa régie publicitaire.

Mais, pour se différencier de son rival, l'opérateur contrôlé par Vivendi (Canal+, Universal, etc.) parie avant tout sur la musique. Avec plus de 10 millions de titres téléchargés en 2008, soit +60% sur un an, il conserve sa place de numéro un sur le mobile en la matière. Dans le nouvel SFR, ce sont déjà 1,2 million de clients qui ont souscrit une offre incluant de la musique (Neufmusic, forfait Illimythics ou MTV sur mobile).

En partenariat avec la radio en ligne Goom, SFR vient aussi de lancer une radio sur Internet personnalisable, accessible via la plate-forme musicale Attention Musique fraîche. Également influencé par le succès du site Deezer, SFR prévoit de lancer en 2009 une offre d'écoute en «streaming» (lecture simple), qui sera «certainement disponible sur le mobile». Thierry Zemmour est encore en discussion avec les maisons de disques.

Peu à peu, opérateurs mobiles et maisons de disques deviennent donc partenaires. Mais si la musique numérique en France est encore loin de compenser les pertes liées à la chute du CD, Thierry Zemmour est persuadé de son avenir : la levée des DRM [verrous anticopie] va certainement accélérer les choses.

Pour SFR, le mobile a des arguments pour «aider» l'industrie musicale. «C'est un média d'impulsion, favorisant l'achat légal. Tout comme la musique incluse dans les forfaits illimités sur fixe et mobile», explique le directeur des contenus. Toutefois, le succès des opérateurs dans la musique viendra certainement plus du conseil, de l'accès à des outils communautaires et de recherche performants que de l'accès à un catalogue de titres.

 

 

SFR parie sur le «live»

Les concerts ne se sont jamais aussi bien portés dans l'industrie musicale. Après la création du Studio SFR en 2008 à Paris, l'opérateur multiplie les partenariats avec les festivals, comme Les Vieilles Charrues, Marsatac ou Les Nuits sonores. Il a même le projet de créer au second semestre son propre festival pour les 18-30 ans. Le but : «Générer de la préférence de marque auprès de cette population», précise Thierry Zemmour. Par ailleurs, SFR étendra bientôt son service de retransmission de concerts (Live Concert) du Web à la télévision sur ADSL. Seul bémol, l'arrêt de son partenariat avec la salle de concerts parisienne La Cigale.

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