
29/01/2009 - Après l'échec de Canal Horizons, la chaîne cryptée renoue avec le Maghreb. Elle s'allie à Arabsat pour développer sa présence au Maroc, en Algérie et en Tunisie. Avant le Moyen-Orient.
Pour Bertrand Meheut, le retour de Canal+ au Maghreb après l'échec de Canal Horizons en 2001 est le signe d'une volonté d'internationalisation accrue. Certes, depuis la vente de sa filiale italienne Telepiù à Murdoch en 2002, le groupe n'est pas inactif hors de l'Hexagone. Il compte 1,4 million d'abonnés en Pologne et plus d'un million en Afrique francophone, aux Antilles et dans le Pacifique.
Mais la coupure du signal TPS au Maghreb, fin 2008, suite à la fusion du bouquet satellite avec Canalsat, a servi de déclencheur pour une extension au-delà de la Méditerranée. Le 21 janvier, Canal+ annonce avoir conclu avec Arabsat un accord de commercialisation d'un bouquet payant de 25 chaînes au Maghreb. Sur 75 millions d'habitants, 10 sont déjà équipés d'une parabole en Algérie, au Maroc ou en Tunisie. Et selon Bertrand Meheut, il est envisageable d'étendre le dispositif au Moyen-Orient. À condition d'en négocier les droits.
Cartes prépayées
Reste à savoir comment éviter le piratage, l'un des fléaux de la région. Pour Bertrand Meheut, il y a cette fois «séparation physique des flux», Arabsat ne diffusant que sur l'Afrique du Nord (et non également sur l'Europe). «Et si un petit génie trouvait le moyen de craquer notre carte de contrôle d'accès, ajoute-t-il, nous avons les moyens de rendre les cartes inopérantes.»
Lesquelles cartes sont d'ailleurs prépayées (pour six mois à un an) au prix de base de 20 euros par mois. «Les chaînes françaises sont en faute si elles sont accessibles gratuitement au Maghreb», rappelle le président de Canal+. Enfin, le dirigeant ne perd pas tout à fait espoir de racheter Digital+ en Espagne, même s'il «n'y a aucune avancée sur ce dossier».
Orange attaque Canal+
«Nous n'allons pas rester immobile», lâche Bertrand Meheut quand on évoque la plainte pour abus de position dominante d'Orange contre Canal+, révélée par La Tribune, devant le Conseil de la concurrence. En cause: des déclarations estimées «dénigrantes» sur l'offre TV d'Orange et des «abus» d'exclusivité sur près de 60 chaînes (notamment de Lagardère et de TF1).
Réagissez à cet article
Merci de vous identifier afin de pouvoir publier un commentaire :
Identifiez-vous

Formations et conférences Stratégies
• Optimisez l'efficacité de vos relations presse
• Communication interne
• Créativité et solutions marketing
• Planning stratégique
• Digital Paris 2012