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Recherche modèle économique, désespérément…

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La revente de contenus à des tiers

Si la revente de contenus ne sera sans doute jamais l'épine dorsale de l'économie d'un site, elle peut procurer une part de revenus non négligeable. La version française de Slate ou Rue 89, de même que la plupart des sites de journaux papier, misent sur cette manne. Le Monde interactif, qui tire aujourd'hui 10% de ses revenus de la revente de contenus, envisage un développement de cette activité. «C'est un vrai marché qui prend de l'ampleur année après année, l'essentiel concernant la fourniture d'articles aux bases de données, comme Factiva ou Lexis Nexis», explique Philippe Jannet. 

Les revenus non négligeables de l'e-commerce

Autre piste, autre philosophie : le commerce en ligne. Le Figaro l'a bien compris en rachetant le site de ventes privées Bazarhic.com et celui de vente de tickets de spectacles Ticketac.com. L'éditeur vend aussi sous la marque Le Figaro des DVD, des livres ou des «cadeaux personnalisés». Surtout, le groupe réalise 60% de son chiffre d'affaires Internet grâce aux petites annonces (emploi, immobilier). Lors de sa refonte en octobre dernier, liberation.fr a également mis en ligne «une galaxie de services», selon l'expression de Ludovic Blécher, rédacteur en chef Internet, qui va du commerce éthique aux hôtels de charme en Europe. Quant à 20minutes.fr, à peine moins de 10% des revenus devraient provenir de services payants avec le lancement prochain d'un espace shopping et d'un horoscope premium payant, en sus du service de rencontres déjà en ligne. Mediapart, qui vend déjà des photos grâce à un partenariat avec l'agence Vu, espère aussi développer cette activité et évacue le risque d'un brouillage de la crédibilité de l'information journalistique. «La question se pose tout autant pour la publicité», se défend Edwy Plenel.

 
L'apport des sites sous marque blanche

La conception de sites sous marque blanche constitue un autre moyen de diversification auquel peu de sites recourent, hormis Rue 89. Ses fondateurs, Laurent Mauriac, Pierre Haski et Pascal Riché, ont ainsi commercialisé le savoir-faire technologique de leur site auprès de Bibliobs, le site littéraire du Nouvel Obs, du conseil général de l'Hérault et d'Informilo, un site développé par une ancienne journaliste de Business Week. «Nous tirons environ 40% de nos recettes de cette activité», indique Laurent Mauriac, le directeur général, qui peaufine d'autres sources de revenus, comme la formation ou le «mur», lancé ce 19 février sur le modèle de la One million dollars home page.   

Mécénat, fondation…

L'idée d'instaurer un mécanisme similaire au Sofica pour le cinéma a été évoquée lors des états généraux de la presse. Ainsi les particuliers soucieux de venir en aide aux médias tout en plaçant leur argent pourraient défiscaliser leurs investissements dans les sites de presse. Pour l'heure, les éditeurs attendent toujours la réponse de la ministre de la Culture et de la Communication, qui étudie les modalités opérationnelles de cette mesure présentée dans le Livre vert et validée par Nicolas Sarkozy. Dans la même optique, les fondations de presse seraient fiscalement intéressantes pour les entreprises. Plus innovante est la proposition de la start-up californienne Kachingle. Elle a imaginé un système d'abonnement qui permettrait aux utilisateurs de financer les sites d'information ayant souscrit à Kachingle. L'intérêt est que l'internaute conserve le dernier mot sur les sites qu'il souhaite financer et que son forfait est partagé équitablement selon le nombre de visites effectuées sur tel ou tel site. Pour Steve Outing, «cette société a la solution pour sauver les journaux, et si Kachingle réussit, elle permettra aux éditeurs en ligne - des blogueurs aux journaux traditionnels - de gagner beaucoup d'argent». Encore faut-il que lesdits éditeurs éduquent leurs utilisateurs sur la valeur - pas seulement morale ! - de l'information. 

Et aussi...

The Independent, outre-Manche, a décidé de faire payer ses Sudoku et autres mots croisés. La légalisation des paris en ligne, entérinée par une directive européenne, apparaît comme une autre piste à l'étude chez certains éditeurs. Le mobile, avec les smartphones, offre aussi des opportunités, même si elles s'appuient essentiellement sur les annonceurs.


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