
20/04/2009
La Société des Réalisateurs français et le Syndicat de la Critique de Cinéma ont demandé ce lunid à la RATP et à la SNCF de refaire les affiches de l'exposition Jacques Tati sur lesquelles la pipe du cinéaste a été "censurée", et souhaitent une nouvelle campagne gratuite d'affichage. ( participez également au débat avec Stratégies) Dans un communiqué commun, les deux syndicats souhaitent que les affiches soient refaites "en respectant l'image originelle, telle que l'a voulue l'auteur". Ils demandent aussi que Métrobus et la RATP procèdent, à leur frais, à la mise en place d'une nouvelle campagne.
"Cette censure sanitaire conduit à un révisionnisme insupportable touchant l'art et la culture", ajoutent la SRF et la SFCC.
Les deux organisations professionnelles estiment "qu'en affichant sur les murs du métro parisien et les avants de bus, une photo de Monsieur Hulot censurée, Métrobus a présenté une image détournée et altérée qui porte atteinte à l'intégrité et à l'esprit de l'oeuvre de Jacques Tati, ce qui constitue une infraction prévue dans le code de la propriété intellectuelle".
Métrobus, la régie publicitaire de la RATP, a affirmé s'être bornée à une application scrupuleuse de la loi en vigueur et conformément à une "jurisprudence constante".
Vendredi dernier, c'est Claud Evin l'ancien ministre de la santé, à l'origine de la loi de 1991 sur l'interdiction de la publicité pour le tabac, qui, intérrogé par France-Info, avait jugé "ridicule" la suppression par la RATP de la pipe de Jacques Tati d'une campagne d'affichage pour une exposition parisienne.
Participez au débat avec Stratégies.
Réagissez à cet article
Merci de vous identifier afin de pouvoir publier un commentaire :
Identifiez-vous