
25/06/2009 - La chaîne est en pleine préparation de la Coupe du monde de football qui se disputera en Afrique du Sud dans un an. Avec ou sans l'équipe de France.
Le coup d'envoi de la Coupe du monde de football sera donné dans un an, le 9 juin en Afrique du Sud. Mais, TF1, qui a déboursé 120 millions d'euros pour en acquérir les droits exclusifs, est déjà sur le terrain. Une nécessité. Et pourtant, les inconnues sont nombreuses.
La principale est de taille: la présence de la France n'est pas encore assurée. Les Bleus jouent leurs matchs de qualification jusqu'au 14 octobre. Au pire, ils peuvent disputer un match de repêchage le 18 novembre. Des dates marquées en rouge chez TF1. «Plusieurs scénarios sont étudiés, indique Jérôme Saporito, producteur du football sur la Une. Notre équipe comptera de quarante à plus d'une centaine de personnes selon le parcours de la France.»
Le journaliste a déjà effectué quelques voyages de repérage. «Il est essentiel d'aller voir sur place les infrastructures, explique-t-il. Mais pas seulement. En juin, c'est l'hiver en Afrique du Sud. À Johannesbourg, situé à 1650 mètres d'altitude, les températures peuvent être négatives en fin de match.»
De l'huile dans les rouages
Un petit tour lors de matchs locaux a permis aussi de vérifier l'impact des vuvuzela. «Ce sont de petites trompettes dont les Sud-Africains sont friands, révèle le producteur. Le son, sourd, est assez désagréable et devient vite insupportable. Mais cela fait partie de leur culture.» Il faudra faire avec… et prévoir des micros très directionnels pour les commentateurs.
Jérôme Saporito en a aussi profité pour prendre des contacts. «Toutes les télévisions du monde vont louer du matériel, confie-t-il. Il est obligatoire d'être les premiers à réserver, même si tout est modifiable en fonction du parcours des Bleus.»
La sécurité est aussi un souci. «Dans certaine villes, les déplacements seront limités et nous prendrons des chauffeurs locaux pour éviter de nous perdre», lâche-t-il.
Et il y a les détails. Ces petits grains de sable pouvant tout dérégler, comme la gestion d'Arsène Wenger. Le consultant de TF1 est une star en Afrique du Sud. Les matchs du club londonien Arsenal, qu'il entraîne, passent en boucle sur les télés sportives. Difficile pour lui de fendre tranquillement une foule. «S'il se gare loin du stade, il risque de mettre beaucoup de temps pour rejoindre la tribune de commentateurs», indique Jérôme Saporito.
Enfin, il y a le suivi de l'équipe de France. «Si les Bleus sont qualifiés, je sais dans quel hôtel ils se rendront !», lance le producteur avec malice. Ce sera sur la côte, au sud du pays et loin des villes. Impossible d'en savoir plus: cela relève du secret industriel.
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