
Une couverture étendue en Afrique
L'année 2009 est riche en développements pour Canal Overseas. Le groupe a lancé en janvier un bouquet de chaînes par satellite au Maghreb avec Arabsat. Présent en Algérie et au Maroc, il espère trouver un distributeur et les autorisations nécessaires en Tunisie avant la fin de l'année. Selon Jean-Noël Tronc, les pouvoirs publics français s'impliquent volontiers pour défendre ce qui s'apparente à un audiovisuel extérieur privé.
En Afrique subsaharienne, l'action du groupe a d'abord consisté à reformater l'offre en termes de prix. Si Canal+ est une marque quasi mythique sur le continent noir – la quatrième, tous secteurs confondus, en Côte d'Ivoire –, l'inflation du coût des droits implique une croissance à plein régime. D'où une nouvelle gamme d'accès entre 7 et 50 euros, contre 20 à 50 euros auparavant. Avec la baisse du prix des paraboles et des décodeurs, cela a permis de faire croître de 30% la base d'abonnés, qui s'établit à 250 000 clients aujourd'hui, contre 15% de progression en 2007. «Et 2009 sera encore supérieur», confie Jean-Noël Tronc. En Côte d'Ivoire et au Burkina Faso, une formule de réabonnement a été lancée sous la forme d'une carte à gratter.
En signant en septembre dernier un accord commercial avec le groupe de télévision payante anglophone Multichoice, Canal Overseas a pu étendre sa couverture en Afrique centrale (Rwanda, Burundi, République démocratique du Congo). Là aussi, avec 20 000 abonnés, «le potentiel de pénétration» est important. «Cent pour cent de l'Afrique francophone est aujourd'hui couverte», souligne Jean-Michel Tronc. Un nouveau terrain de jeu en perspective alors que le marché polonais, très mature avec 1,4 million de souscripteurs, est jugé «particulièrement sportif» en raison de la concurrence des rivaux ITI, Polsat et Orange.
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