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Europe 1, bienvenue au club

radio

10/12/2009 - La station de la rue François-Ier a lancé fin novembre son club des auditeurs en délocalisant son antenne à Toulouse. Reportage.

Après Lyon, Marseille, Lille et Nantes, Europe 1 s'est délocalisée à Toulouse, les 26 et 27 novembre. Pas moins de 55 personnes (journalistes, animateurs et techniciens) ont fait le déplacement pour mettre en place sept rendez-vous dans la capitale midi-pyrénéenne. Réalisées en public, les émissions ont eu lieu dans une salle de cinéma, au Gaumont Wilson, et dans un restaurant de la place Saint-Georges, à deux pas du Capitole.
Objectifs: marquer la volonté d'aller sur le terrain à la rencontre des auditeurs et rompre avec l'image parisianiste de la station. «L'un des atouts de la radio par rapport aux autres médias, c'est le lien avec ses auditeurs. Nous voulons le cultiver et capitaliser sur cet atout», affirme Laurent Glépin, directeur de la communication d'Europe 1. Au rythme de quatre ou cinq délocalisations par an, la station souhaite réaliser un tour de France sans fin. Avant l'arrivée de son président Alexandre Bompard, elle n'avait pas totalement rompu avec son format «news & talk» datant de l'époque Jérôme Bellay. «C'était la station de la rue François-Ier, avec peu de délocalisations d'antenne. C'était un peu "on se parle entre soi"», se souvient Laurent Glépin, tout en avouant forcer un peu le trait. 
Arrivé en juin 2008, Alexandre Bompard a adopté un format plus généraliste. Le président d'Europe 1, qui a installé à l'antenne notamment Michel Drucker et Marc-Olivier Fogiel, a également eu l'idée de créer un club d'auditeurs, lancé ce vendredi 27 novembre à Toulouse. Les dix premiers membres du Club Europe 1 étaient invités, tous frais payés, et ont pu rencontrer les journalistes et animateurs vedettes de la station: Michel Drucker, Jean-Marc Morandini, Faustine Bollaert, Marc-Olivier Fogiel, Guy Carlier, Jacques Pradel, Laurent Ruquier, et leurs invités Fabien Pelous ou Jean-Luc Reichman.

Moments de convivialité

Venus de Paris, Épernay ou Bordeaux, ces dix auditeurs ont été gâtés. Jusqu'à se voir servir le petit déjeuner au lit par le chroniqueur Stéphane Blakowski, tandis que les repas étaient orchestrés par Jean-Luc Petitrenaud. Selon Laurent Glépin, il s'agit de «construire un lien beaucoup plus étroit avec nos auditeurs les plus fidèles». Une innovation, selon l'animateur Jean-Marc Morandini: «Europe 1 est la première radio à lancer une telle opération.» Un modèle déjà expérimenté par la télévision où les adhérents, qui bénéficient d'invitations à des concerts privés ou à des avant-premières, peuvent gagner des cadeaux en jouant sur Internet et rencontrer des personnalités.
Un échange réciproque: «C'est intéressant de parler tous les jours avec des gens, mais c'est encore plus intéressant de les rencontrer, souligne Marc-Olivier Fogiel. Ce n'est pas seulement de la promotion. Cela permet d'avoir une perception plus juste, de savoir ce que l'on attend de nous, et comment Europe 1 est perçue.» Et, à propos des Toulousains, il était heureux de voir du monde au petit matin: «Il y a une espèce de convivialité, une joie de vivre qui est perceptible à Toulouse. On a démarré la matinale à 6 heures et demie. Il y avait déjà beaucoup de monde. C'est compliqué de se lever pour aller voir des gens de radio parler derrière un micro, c'est une vraie démarche.»
Ce vendredi-là, l'humoriste Nicolas Canteloup n'était pas à Toulouse mais, à distance, il a réussi à mêler l'initiative politique de Patrick Sébastien (qui appelle à la création d'un parti humaniste) et les délocalisations provinciales d'Europe 1 tout en chahutant Marc-Olivier Fogiel. Extrait: «Le PQ, c'est le Parti de la quéquette. Et on fait tourner les quéquettes. Allez Marco! Eh, Marco, fais pas ton Parigo, fais tourner ta quéquette. Marco, la honte, le mec il est né à Neuilly, il est coincé du derche! Allez, fais tourner ta saucisse de Toulouse, Marco!» Éclats de rire dans la salle. La délocalisation toulousaine à la sauce Canteloup prend une tournure populaire, dans un langage on ne peut plus familier. Prochaine destination: Nancy, au tout début du mois de février 2010.


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Mots-clés :
Europe 1, délocalisation antenne, Toulouse, Club des auditeurs, Marc-Olivier Fogiel

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