
Qu'est-ce qui a justifié le choix de la fiction dans un premier temps et l'exclusion du divertissement pendant deux ans ?
Ch.K. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a préféré rester prudent et y aller progressivement car on ne sait pas comment va se comporter ce marché, qui est estimé entre 80 et 100 millions d'euros. Est-ce qu'il ne va pas y avoir des marques partout malgré les garde-fous ? Aux États-Unis, le poids reste faible comparativement à la publicité. La fiction est proche du cinéma et on sait exactement comment ça se passe sur le grand écran. Les émissions de flux sont très différentes, avec du jeu, du voyage, de la cuisine, des captations de spectacle… Dans American Idol, aux États-Unis, tous les membres du jury sont porteurs d'une marque. C'est un phénomène qui va au-delà de ce qu'on peut imaginer. En France, certains font du placement de thèmes dans des émissions : sur le don d'organes, de sang, sur la contraception… Et personne n'est au courant.
Avez-vous une recommandation à faire sur la répartition des rôles entre producteur et diffuseur ?
Ch.K. Le CSA n'a pas le pouvoir de répartir l'argent entre producteurs et diffuseurs. Nous recommandons aux annonceurs, aux chaînes et aux producteurs de se mettre autour d'une table et de définir ensemble une charte du placement de produit. Les chaînes veulent en bénéficier. Il ne faut pas oublier qu'elles sont les seules responsables devant le CSA.
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