
13/01/2011 - Présente dans la musique et le corporate, DHCV, la société de production de David Hallyday et Cyril Viguier, se tourne vers la télévision. Avec une approche originale incluant Internet.
Deux ans après sa création, DHCV, la société de production de David Hallyday et Cyril Viguier, veut entrer dans une nouvelle époque… celle de la télévision. A l'heure de la dictature du Net, la réflexion peut surprendre. Et, pourtant, c'est vers ce vieux média que les deux producteurs associés tournent aujourd'hui leurs regards: «La télévision est à reconstruire!, lance Cyril Viguier, ancien directeur délégué de la Cinquième (France 5). Internet est devenu le canal de prescription, la porte d'entrée des jeunes vers la télévision.»
Dès lors, selon lui, il appartient aux chaînes de télévision françaises de ne pas rater ce virage: «Dans le grand bazar du Web et de la TNT-câble-ADSL, la seule façon d'émerger est de créer des contenus et des formats identifiables qui deviennent des marques. Actuellement, sur nos petits écrans, il y a réellement un problème d'écriture et de rythme.»
Logiquement, les deux associés entendent mettre au point des projets qui vont dans le sens de cette évolution des médias. Or, jusqu'à présent, DHCV produisait essentiellement du stock. Mais le flux les attire aussi, celui-ci s'avérant indispensable à l'économie d'une société de production. Aussi 2011 s'annonce-t-elle comme l'année du média télévision au sein de la société implantée rue Royale, à Paris, et qui participe déjà à plusieurs consultations «intéressantes».
«Cross-culture»
Ayant eu plusieurs anicroches – notamment par médias interposés – avec le duo Patrick de Carolis-Patrice Duhamel, David Hallyday et Cyril Viguier fondent désormais leurs espoirs sur le changement d'équipe actuellement en cours à France Télévisions. Cela n'empêche pas DHCV d'être en contact avec des chaînes privées comme M6 et MTV.
Dans leurs projets de flux, celui qui semble leur tenir le plus à cœur consiste à «bâtir pour le service public un grand talk-show dans lequel les invités ne sont pas là pour vendre leur soupe», confie Cyril Viguier. Un tempo à contretemps des circuits classiques de la «promo» artistique que David Hallyday a lui-même expérimenté lors du lancement de son dernier album, Un nouveau monde, en mars 2010.
«Pour promouvoir mon disque, je n'ai fait qu'une seule télévision, celle de Michel Drucker, qui est un ami. Je trouve le reste des émissions particulièrement lassant voire cauchemardesque. L'essentiel de la promotion de l'album s'est faite sur Facebook», explique l'artiste. Résultat, 80% des ventes ont eu lieu sur le numérique et l'album approche le disque de platine, soit 100 000 exemplaires vendus. Une démarche audacieuse rendue possible grâce à la forte notoriété du chanteur en contrat chez Mercury (Universal).
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