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Rétrospective. 1971-1979

20/10/2011

22/11/71 (N°4)

Air France confie son budget à Havas qui récolte aussi cette année-là les piles Wonder. La compagnie aérienne a investi en publicité l'année précédente 8 millions de francs. La presse empochant l'essentiel du budget avec 7,5 millions contre 470 000 francs pour la radio. Quarante ans plus tard, Air France vole toujours avec Havas, via BETC Euro RSCG.

03/07/72 (N° 20)

La France triomphe au Festival international de la publicité, qui se tient alors à Venise avec le quart des récompenses attribuées à trente-quatre pays. Parmi les réalisateurs français en vedette, Édouard Molinaro pour Canada Dry et un certain Jean-Jacques Annaud, 29 ans, pour Orangina. Près de quarante ans plus tard, il est toujours derrière la caméra et signe en septembre 2011 un spot mondial pour le parfum J'adore de Dior.

25/02/72 (N°13)

Un nouveau news magazine voit le jour. Le Point est créé comme un anti-Express... par des anciens de L'Express emmenés par Claude Imbert. Simon Nora, le PDG d'Hachette, finance l'aventure. Les deux magazines changeront tout au long de leur vie plusieurs fois d'actionnaires, de ligne rédactionnelle, les collaborateurs passeront régulièrement d'un titre à l'autre. Né en 1964, Le Nouvel Observateur, lui, n'a changé ni d'actionnaire ni de ligne.

26/03/73 (N°37)

«Pour parler franchement, votre argent m'intéresse.» La première campagne de BNP pour promouvoir les comptes-chèques signée Publicis fait sensation. C'est un succès spectaculaire tant en termes de notoriété que d'ouverture de comptes bancaires. Elle est restée dans la mémoire des Français. Aujourd'hui, le secteur bancaire connaît d'autres slogans chocs: «Arrêter de banquer» (Fortunéo) ou «Mon banquier c'est moi» (B for Bank).

24/04/73 (N°39)

Sur fond de choc pétrolier, le groupe Havas, qui prévoit un plan de licenciements de quarante salariés, cherche à mettre en avant ses managers et se découpe en cinq ensembles - on ne parle pas encore d'agences - qui se répartissent le chiffre d'affaires: Pierre Dauzier (35% du chiffre d'affaires), Claude Douce (20%), Jean-Pierre Audour (25%), Marc Proteau (12%) et un cinquième... inconnu (9%).

21/01/74 (N°57)

Le découvreur de Maurice Lévy, Claude Neuchwander, homme de gauche, ancien soixante-huitard, directeur général de Publicis, se démène pour sauver les usines horlogères Lip, théâtre d'un très long conflit en 1973. Maurice Bleustein-Blanchet ne voit pas d'un bon œil l'action de son second qu'il licenciera en février avec quarante-quatre autres salariés. Claude Neuchwander sera nommé directeur général de Lip.

30/12/74 (N°80)

C'est l'un des premiers gros transferts de la publicité française: Bernard Brochand, président de DDB en France, devient directeur général d'Havas Conseil. Pour Stratégies, c'est l'information la plus importante des six derniers mois. Ce passionné de foot reviendra chez DDB en 1989 pour y prendre des responsabilités mondiales. Trente-cinq ans plus tard, il a encore un œil sur la communication. Cannes, la ville dont il est le maire depuis 2001, accueille chaque année le festival international de la pub.

13/01/75 (N°81)

C'est le début de l'indépendance, toute relative, des deux seules chaînes de télévision françaises. Elles se dotent de leurs propres régies publicitaires autonomes: RTF1, la régie publicitaire de la chaîne n°1, est placée sous la responsabilité d'Yves Teisseire, secrétaire général de la RFP. RA2, la régie Antenne 2, est dirigée par Jean-Claude Servan-Schreiber.

10/02/75 (N°83)

S'inspirant du célèbre film King Kong (1933), La Samaritaine sort un film publicitaire qui fait sensation. Réalisé par Bernard Lemoine et Noël Drouzy, il obtiendra le Grand Prix du film du Club des directeurs artistiques. Mais King Kong n'aura pas sauvé le grand magasin créé en 1869. Après avoir connu ses heures de gloire jusqu'au début des années 1990 et après avoir été rachetée par LVMH en 2001, «La Samar» a fermé ses portes en 2005.

15/12/75 (N°104)

Le petit monde des agences de publicité s'agite et se passionne autour du berceau de ce qui devient d'emblée la deuxième agence française: Delpire et Roux-Séguéla-Cayzac (RSC) s'associent pour racheter Ossard, Goudard et Adam (OGA). Quatre mois plus tard, Delpire est déclarée en faillite. RSC récupère ses clients dont Citroën. Les débuts d'une collaboration qui dure encore entre Jacques Séguéla et la marque automobile.


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