
Alors que les sondages (Opinion Way Fiducial pour La Croix, vague 4) de mars 2012 montrent que 67% des Français estiment que la campagne n'apporte pas de réponse proche de leurs préoccupations, les candidats utilisent le storytelling comme un moyen de se montrer sous un jour plus humain, plus proche.
A l'heure d'Internet, les candidats n'ont pas le droit à l'erreur et tous leurs propos sont vérifiés, analysés, critiqués grâce au «fact-checking», pratique de vérification des déclarations, afin de détecter les erreurs ou les mensonges des politiques. Leur programme n'est donc plus leur premier atout, et cela a un impact sur la construction de leurs discours. Il ne leur reste plus que l'humain et leur histoire personnelle pour séduire et se faire élire.
Mais les Français croient-ils vraiment à ces constructions? L'élection se fera-t-elle vraiment sur le candidat qui aura raconté la meilleure histoire?
Claire Crépon
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