
18/07/2012 -
Le modèle des fonds d'investissement, comme Kima Ventures, lancé il y a deux ans par Xavier Niel (Iliad) et Jérémie Berrebi, et Jaïna Capital, de Marc Simoncini (fondateur de Meetic), séduirait-il les médias? Selon nos informations, le groupe Express-Roularta (éditeur des magazines L'Express, L'Expansion, L'Entreprise, etc.) s'apprête à lancer, en septembre, son propre fonds d'investissement, baptisé L'Express Ventures.
A la manœuvre pour ce projet dans les cartons depuis huit mois, Corinne Denis, directrice générale adjointe du groupe et directrice multimédia France Belgique, et l'entrepreneur Stéphane Boukris, qui en annonçait la naissance sur son compte Twitter le 13 juillet.
A vingt-sept ans, Stéphane Boukris a déjà un parcours entrepreneurial mouvementé, entre la création, en mars 2009, du site aussi éphémère qu'ultramédiatisé Faismesdevoirs.com, qui proposait aux élèves de faire leurs devoirs à leur place, fermé après trois heures d'activité, et la plate-forme de services Staaff.fr.
Il a aussi passé deux ans à la tête de Mailorama, filiale de la start-up Rentabiliweb spécialisée dans le marketing direct, qu'il a quittée en avril 2011. Et où il s'était illustré par une opération marketing particulière: une distribution de quelques milliers d'euros sous forme de billets de banque sous la tour Eiffel. Aujourd'hui, retour à la normale: il a produit la comédie musicale «Robin des bois», annoncée pour septembre 2013, et fondé un organisme de formation au digital, Going to digital.
Au côté de Stéphane Boukris, trois entrepreneurs du Net sont de la partie pour L'Express Ventures: Simon Istolainen, cofondateur des sites de musique et de cinéma participatifs My Major Company et People for Cinema; Eric Bennephtali, fondateur du groupe de sites de loterie gratuites Mediastay (Kingoloto, Bananalotto...); enfin Laurent Schwartz, fondateur du site de vente et achat d'or Gold.fr.
D'ores et déjà une page Twitter
Entre ces quatre Net-entrepreneurs et le groupe Express-Roularta, les rôles sont clairement répartis. «Nous assurerons la promotion de ces entreprises à travers nos médias et nos sites Web, et nous les suivrons deux à trois ans», explique Corinne Denis. Si le groupe de presse n'exclut pas d'y prendre des parts à moyen terme, pour l'instant, «seuls les entrepreneurs y investiront, par leur argent propre ou les fonds d'investissement auxquels ils sont associés», précise-t-elle. De fait, Simon Istolainen avait déjà investi des fonds comme «business angel» dans les start-up Lining Social et Wizee.
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