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presse

Plans sociaux en cascade

03/10/2013 - par Delphine Soulas-Gesson

Ces derniers mois, quotidiens et magazines ont multiplié les guichets de départs pour réduire leurs effectifs. Derniers en date, Ouest France et Le Nouvel Observateur.

Plus de 400 postes supprimés: c'est le lourd bilan annoncé pour 2012 et 2013 par les éditeurs de presse. Le groupe Sud-Ouest, qui travaille sur des réductions d'effectifs de sa filiale d'édition, avait annoncé un guichet départ pour 140 salariés fin 2012. Ouest France qui, selon son comité d'entreprise, s'attend à un déficit de 5 millions d'euros en 2013, devrait présenter un plan de départs le 21 octobre. En quête d'investisseurs, qui injecteraient 5 à 10 millions d'euros, Nice matin a d'ores et déjà prévenu qu'il fallait s'attendre à des «impacts sociaux». Le groupe perdrait 6 millions d'euros en 2013, selon les syndicats, qui redoutent un dépôt de bilan…

«Les plans se succèdent, les rédactions sont réduites à l'os et les gens n'achètent plus le journal car il n'y a plus rien dedans», s'inquiète Dominique Pradalié, porte-parole du Syndicat national des journalistes (SNJ), qui dénonce l'absence de réforme des aides à la presse.

Du côté des quotidiens nationaux, un plan de départs volontaires a été mis en place cette année au Parisien, pour une cinquantaine de salariés, au Figaro, qui a réduit ses effectifs de près de 10%, et à L'Equipe (une quarantaine de postes).

Financer le numérique

«Avec ce type de plan, il y a souvent plus de candidats au départ que de postes supprimés. Ça permet à la direction d'un journal de dégraisser davantage», regrette Romain Altmann, du syndicat Infocom-CGT. Chez Express-Roularta, une centaine de salariés auraient demandé à partir quand la direction a ouvert un guichet pour 80 personnes.

De son côté, le groupe Nouvel Observateur vient d'annoncer son objectif de faire partir une vingtaine de salariés, soit 10% des effectifs. «Les éditeurs veulent financer les investissements nécessaires dans le numérique en partie sur le dos de la masse salariale. Cela passe par une réduction des effectifs ou par la remise en cause des droits sociaux, comme la réduction des jours de congé», estime Romain Altmann.

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