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Les radios indépendantes veulent leur part de fréquences

01/10/2013 - par Marion-Jeanne Lefèbvre

Alors que le projet de loi sur l'audiovisuel public est examiné au Sénat, les radios indépendantes dénoncent les «préemptions sauvages» de fréquences par Radio France, particulièrement Le Mouv, et réclament l'ouverture de nouvelles fréquences.

A quelques mètres du Sénat, le Syndicat interprofessionnel des radios et télévisions indépendantes (Sirti) profite de l'actualité législative pour réitérer ses revendications et mettre en scène sa colère contre les grands groupes, et particulièrement Radio France.

«Nous avons été lésés en 2006, lorsque 1000 nouvelles fréquences FM ont été attribuées à quatre ou cinq groupes de presse superprivilégiés, pendant que nous nous partagions les miettes», se souvient Philippe Gault, président du syndicat qui regroupe 150 radios indépendantes.

«Mais, sans rancune, nous avons compté qu'il reste plus de 1000 fréquences disponibles. Il est temps de se rattraper», poursuit-il, entouré d'une douzaine de représentants de radios indépendantes. Ils espèrent que la loi sur l'audiovisuel public, examinée ces 1er et 2 octobre au Sénat, amènera un amendement qui obligera à un audit sur le sujet.

«Préemption sauvage»

Tous manifestent leurs griefs envers Radio France, accusé d'avoir «préempté sauvagement» les fréquences, sans tenir compte, selon eux, de l'obligation d'équilibre entre médias privés et publics des fréquences dans toute la France. «Nous sommes bloqués dans notre développement, regrette par exemple Jean-Michel Kroller, propriétaire de Top Music qui émet dans les petites villes d'Alsace. Tout récemment une fréquence s'est ouverte à Strasbourg et a été immédiatement préemptée pour Le Mouv.»

Quelque 31 fréquences dans des grandes villes ont été attribuées au Mouv depuis sa création en 1997. «Le Mouv continue de se voir attribuer des fréquences alors qu'il n'est pas viable et rassemble 168 000 auditeurs. Nous comptabilisons 350 000 auditeurs par jour et ne pouvons pas nous développer sur la FM», explique Emmanuel Rials de Oui FM, qui avait déjà proposé sans succès un rapprochement avec la station jeune du service public. Le Sirti revendique 2000 salariés au total et plus de 10 millions d'auditeurs par jour.

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