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Audiovisuel

L'assise numérique de la radio

28/11/2013 - par Delphine Soulas-Gesson

L'écoute sur Internet du média pose des questions aux professionnels du secteur, réunis aux Assises de la radio.

Ils sont plus de 6 millions à écouter chaque jour la radio sur un support connecté à Internet (dont 2,6 millions via mobile), une part qui a triplé en trois ans. La numérisation du média est en marche, mais les professionnels, réunis le 25 novembre aux Assises de la radio, continuent de se diviser. D'un côté, les partisans de la radio numérique terrestre (RNT), qui attendent un lancement national. «La RNT a besoin d'une direction donnée par le législateur. Ce n'est pas en lançant la RNT dans trois villes [Paris, Marseille et Nice] que ça peut marcher», s'énerve Philippe Gault, président du Syndicat des radios indépendantes (Sirti). De l'autre, les quatre groupes privés de radio et le service public qui, faute de modèle économique pour la RNT, privilégient une numérisation du média par l'IP (Internet Protocol). Entre les deux, le patron de Skyrock, Pierre Bellanger, prône l'«IP broadcast», une diffusion hertzienne sur les réseaux télécoms.

Une même règle pour tous

«C'est la pratique des usagers qui tranchera», estime David Assouline, sénateur de Paris . «Si la RNT a été conçue il y a dix ans comme la petite sœur de la TNT, les évolutions constatées depuis montrent que la transition numérique de la radio, inéluctable, emprunte désormais plusieurs voies dont aucune ne doit être écartée», estime Olivier Schrameck, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel, qui remettra un rapport début 2014 et doit annoncer la date de démarrage de la RNT à Paris, Marseille et Nice. Celui-ci plaide aussi pour une révision de la régulation prenant en compte le numérique et un réexamen des «plafonds anticoncentration», qui interdisent à un même groupe de couvrir plus de 150 millions d'habitants. Les professionnels sont en tout cas d'accord sur un point: les plates-formes de diffusion de la musique, à l'instar de Deezer ou de You Tube, doivent être soumises aux mêmes règles de soutien à la chanson française que les radios.

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