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Audiovisuel

Olivier Schrameck, le «corégulateur» du Net

28/11/2017 - par Caroline Bonacossa, avec Amaury de Rochegonde

Le président du CSA Olivier Schrameck a salué ce mardi 28 novembre la proposition du président Emmanuel Macron d'élargir ses pouvoirs aux contenus numériques, tout en affirmant que l'institution qu'il dirige ne pourrait pas surveiller en permanence le Net à la façon d'un «big brother». Il intervenait dans le cadre de l'invitation lancée par l'Association des journalistes médias. La nouvelle mission du CSA? Lutter contre la pornographie accessible aux enfants, qui peut conduire à la violence faite aux femmes. «Cela fait quasiment cinq ans que je défends cette idée, je l'ai défendue même avant d'être nommé par le précédent président de la République», a rappelé Olivier Schrameck. Il a souligné qu'il serait «impossible» que le CSA se comporte comme «un big brother, qui observerait tout»  mais qu'il pourrait s'appuyer notamment sur des «lanceurs d'alerte». 

Pour intégrer les réseaux sociaux et les plateformes numériques en fonction de leur lieu d'origine, conformément au projet de directive SMA (services de médias audiovisuels) qui doit être votée prochainement, le président du CSA a lancé l'idée d'une corégulation qui permettrait à certains acteurs de bénéficier de conditions plus favorables, notamment en matière de chronologie de médias, pour ceux qui acceptent les «règles du jeu» (quotas de diffusion, investissements dans les programmes...). Par ailleurs, il s'est prononcé en faveur d'un «assouplissement» à propos de la question des secteurs interdits de publicité (promotions dans la distribution, cinéma, édition).

«La fusion poserait des problèmes d'intégration»

Olivier Schrameck a aussi estimé qu'une fusion entre France Télévisions et Radio France, en vue de réaliser des économies, poserait des «problèmes d'intégration». Il prone plutôt «plus de fédérations, de coopérations et de synergies» sur le modèle de projets comme celui de Franceinfo.

Questionné sur les critiques ad hominem formulées par Cyril Hanouna sur l'antenne de C8 en juillet dernier, il a assuré : «Parce que j'ai été indépendant, j'ai été critiqué par tous les groupes. Par Nonce Paolini sur TF1 lors du refus du passage en clair de LCI, par Alain Weill lors du passage de LCI en clair et je pourrais multiplier les exemples. Il y a façon et façon de critiquer. La façon utilisée ne fait pas honneur à ceux qui l'ont fait. Mais en ce qui me concerne, ma personne doit s'effacer derrière sa fonction». 

Alors que son mandat s'achève en janvier 2019, l'homme a reconnu que parmi ses fiertés, il y a le fait d'avoir «gagné un capital de confiance» et rapproché son institution des préoccupations des Français. Un changement notable via le nombre de signalements reçus chaque année par le CSA. Ils sont passés de 1900 en 2015 à 88.000 en 2017. Autre fierté de l'homme? Son action en faveur de la TNT dont les basculements de l'analogique au numérique se sont réalisés sans encombre.

RT France sous surveillance

Le CSA observera enfin "constamment" les programmes de la future chaîne russe RT France, et agira avec "promptitude" en cas d'"anomalies", a prévenu son président. Le groupe d'information russe RT (ex-Russia Today), qui avait été accusé au printemps par le président Macron - via son site Internet - de s'être comporté avec le site Sputnik en "organes d'influence (...) et de propagande mensongère", veut lancer une chaîne francophone d'ici la fin de l'année, baptisée RT France. Olivier Schrameck a estimé que la chaîne posait toujours un problème de confiance.

Il a rappelé que le CSA, avec qui RT a signé en septembre 2015 une convention en vue de la création de cette chaîne, lui avait imposé des engagement renforcés en matière «d'honnêteté et d'indépendance de l'information».«Ces obligations figurent en toutes lettres dans la convention et si elles n'étaient pas respectées, croyez bien que le CSA ne resterait pas inactif», a-t-il mis en garde.

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