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Leaks

L'Equateur continuera de protéger Julian Assange

07/02/2018 - par Alexis LE MEUR avec l'AFP

L’Equateur ne livrera pas Julian Assange aux autorités après la décision d’une juge britannique de maintenir le mandat d’arrêt qui pèse sur lui. Réfugié à l’ambassade équatorienne à Londres, le fondateur de Wikileaks redoute une extradition vers les Etats-Unis.

L'Equateur a annoncé mardi qu'il continuerait à protéger Julian Assange, réfugié dans son ambassade à Londres depuis 2012, à la suite de la décision de la justice britannique de maintenir son mandat d'arrêt contre le fondateur de WikiLeaks. Le président équatorien Lenin Moreno a déclaré que la décision du tribunal britannique n'influait pas sur l'attitude de Quito. « Les décisions que prend le tribunal ont sans aucun doute un effet, mais elles ne sont pas déterminantes en ce qui concerne notre décision. Nous continuerons à fournir notre protection à M. Assange », a déclaré le président lors d'une rencontre avec la presse étrangère.

Julian Assange « en danger »
M. Moreno, arrivé au pouvoir en mai dernier, a souligné qu'il avait pris « dès le premier jour de son mandat l'engagement » de protéger Julian Assange, considérant que sa vie « est en danger ». Peu auparavant, le ministère équatorien des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué que Quito « maintiendra la protection internationale pour le citoyen Julian Assange tant que sa vie sera en danger ». Le ministère a souligné qu'il continuait à chercher avec le Royaume-Uni une « solution satisfaisante pour les deux pays et respectueuse des droits de l'homme ».

 

Mandat d’arrêt toujours effectif
Mardi, la juge britannique Emma Arbuthnot a refusé de lever le mandat d'arrêt émis par la police locale contre Julian Assange pour avoir enfreint les règles de sa mise en liberté conditionnelle en se réfugiant à l'ambassade équatorienne. Le 13 février, la magistrate doit par ailleurs décider, à la demande des avocats du fondateur de WikiLeaks, s'il est d'intérêt public de maintenir le mandat d'arrêt européen émis à son encontre, la Suède ayant classé l'affaire dans laquelle il était suspecté de viol présumé.

Eviter l’extradition
Julian Assange craint, s'il quitte l'ambassade équatorienne, d'être arrêté puis extradé vers les Etats-Unis qui veulent le juger pour la diffusion par son site internet de milliers de documents officiels secrets américains. Le président Moreno a déclaré il y a deux semaines avoir « parlé avec l'ambassadrice de Grande-Bretagne » à Quito. Celle-ci « est d'accord pour trouver ensemble une solution protégeant la vie de Julian Assange qui, en même temps, pourra être sanctionné pour l'erreur qu'il a commise », selon le président équatorien. Après avoir accordé la naturalisation à Julian Assange en décembre dernier, Quito a demandé à Londres de reconnaître le fondateur de WikiLeaks comme étant un agent diplomatique, ce qui l'aurait fait bénéficier de l'immunité lui permettant de quitter l'ambassade sans être arrêté. Mais le Royaume-Uni a rejeté cette requête.

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