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Enquête

Les salariés de Prisma Media soumis à un test ADN

30/08/2018 - par Caroline Bonacossa avec l'AFP

Des salariés de Prisma Media ont été convoqués par la police pour être soumis à des prélèvements d'ADN. Une mesure décidée dans le cadre d'une enquête pour menaces de mort adressées à des cadres du groupe de presse (Gala, Voici...), a-t-on appris mercredi 29 août auprès du parquet de Nanterre.

Depuis la mi-août, les 350 hommes travaillant au siège du groupe de presse à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) reçoivent des lettres les invitant à se rendre au commissariat, a indiqué le parquet, confirmant une information de la Lettre A et du Parisien. «Elles sont envoyées par paquets de 20», a expliqué à l'AFP Emmanuel Vire, délégué SNJ-CGT chez Prisma, qui dénonce cette opération.

Les salariés de Prisma, apeurés

Lui-même affirme avoir refusé le prélèvement, déplorant le fait d'avoir été convoqué en premier, alors qu'il est représentant syndical. À la suite de ces convocations, «les salariés étaient apeurés, certains n'ont pas dormi de la nuit», a-t-il ajouté.    

Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire à l'été 2017 pour menaces de mort après la réception de plusieurs lettres par des cadres du groupe. La première, envoyée en juillet, contenait une balle d'arme à feu suivie d'une autre, en octobre, avec une cartouche de fusil.    

En avril, «six nouvelles lettres ont été reçues puis d'autres début juin», a précisé le parquet. La trace d'un ADN masculin a pu être identifiée sur l'une des balles reçues, conduisant le parquet à demander un prélèvement ADN sur tous les salariés hommes de Prisma. 

«C'est quand même sur la base du volontariat, on n'est pas dans le cadre d'un prélèvement obligatoire», a déclaré le parquet, précisant que l'ADN n'avait pas non plus vocation à être conservé. Pour le moment, neuf prélèvements ont été effectués tandis qu'un salarié a refusé.    

Le parquet justifie le recours à cette mesure par le grand nombre de lettres de menaces envoyées depuis un an et adressées à plusieurs cadres. Prisma Media est le groupe numéro un de la presse magazine en France et détient des titres comme Voici, Femme Actuelle ou encore Gala.

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