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Réseaux sociaux

Sedge Beswick : « Les marques ont besoin des micro-influenceurs »

29/11/2018 - par Propos recueillis par Johann Harscoët, à Londres

Directrice de l’agence londonienne de marketing d'influence SEEN Connects, Sedge Beswick estime que le partenariat avec des micro-influenceurs sur Instagram et YouTube peut être aussi efficace que le sponsoring coûteux de personnalités très suivies.

Quel est le profil typique d’un micro-influenceur ?

Cela dépend beaucoup de l’industrie dans laquelle il opère. Le premier élément à prendre en compte est son nombre de followers, 10 000 au maximum, qui viennent essentiellement d’Instagram et YouTube. La tendance actuelle est une prédominance et une montée en puissance d’Instagram, en raison de sa simplicité d’utilisation et de l’accès direct, en une vue, à ce que montrent les micro-influenceurs. Pour une marque, cela coûte beaucoup moins cher de travailler avec eux qu’avec une célébrité, et cela permet d’augmenter plus facilement le volume de contenus. Le nombre de visites et les ratios de conversion en ventes peuvent également être tracés plus facilement.


Le phénomène des réseaux sociaux a débuté il y a près de quinze ans. Comment ont évolué les micro-influenceurs ?

Ils ont pu établir une relation beaucoup plus féconde avec les marques, qui se focalisaient sur des célébrités qui n’avaient pas forcément, à la base, une complicité réelle avec les produits qu’ils promouvaient. Aujourd’hui, on recommande aux marques d’avoir 50 micro-influenceurs plutôt que des influenceurs avec 100 000 followers, car ils ont déjà construit une vraie connaissance de la marque. 


Facebook et Twitter sont-ils déjà dépassés auprès des micro-influenceurs ?

Facebook s’adresse à des générations plus âgées désormais. Quant à Twitter, les marques cherchent à transformer discrètement leurs comptes en simples services clients, même si les stratégies varient selon les acteurs industriels.

 

Combien les micro-influenceurs rapportent-ils aux marques ?

L’un de nos clients a constitué un compte de micro-influenceurs avec seulement 2000 followers maximum, qui ne sont pas rémunérés pour créer des contenus et qui reçoivent simplement des produits gratuits chaque mois. En moyenne, ils ont généré 10 000 à 20 000 livres (14 000 à 28 000 euros) de ventes directes chaque mois.


Dans un contexte de défiance généralisée vis-à-vis de tout ce qui est lié aux informations du net, le rôle très spécifique de micro-influenceurs a-t-il un avenir sur le long terme ?

C’est évident, car pour les marques, il s’agit avant tout de faire comprendre pourquoi elles existent, ce qu’elles véhiculent, et d’établir une connexion directe avec leurs clients par le biais d’un influenceur qui leur ressemble. Elles ont besoin des micro-influenceurs pour communiquer des messages, mais aussi pour mieux comprendre leurs attentes. C’est la raison pour laquelle les marques travaillent avec des micro-influenceurs qui leur sont authentiquement attachés.


Une récente étude de l’université de Bournemouth a montré que les micro-influenceurs étaient souvent la cible de messages haineux et violents. Au point de développer des troubles anxieux, voire des dépressions. Comment expliquez-vous cela ?

Dès lors qu’un post diverge avec leur avis ou leur opinion, les haters ont tendance à oublier qu’il y a un être humain derrière l’écran. Les réseaux sociaux fonctionnent 24h sur 24, et les gens finissent par croire que les influenceurs sont guidés par l’envie de gratification plutôt que par le devoir. 

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